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Conditionnement
[Coronavirus Covid-19] L’emballage bois pour les fruits et légumes résiste aux contrecoups de la crise

L’activité s’est maintenue pour les fabricants de caisses en bois pour les fruits et légumes. Leur syndicat a fait valoir les qualités du matériau en matière de réduction des charges virales.

La production hebdomadaire des adhérents du Siel s'est établie entre 12 et 15 millions d'unités depuis le début de la crise du Covid-19. © SIEL
La production hebdomadaire des adhérents du Siel s'est établie entre 12 et 15 millions d'unités depuis le début de la crise du Covid-19.
© SIEL

Si la crise du Covid-19 touche les producteurs, les grossistes et les détaillants en fruits et légumes, elle a aussi un impact chez leurs fournisseurs, en particulier ceux dans l’emballage. « Les 50 usines d’emballage en bois sont opérationnelles, explique Olivier de Lagausie, délégué général du Siel (Syndicat des fabricants d’emballages légers en bois), la production hebdomadaire s’établit entre 12 et 15 millions d’unités. Cela compte celles destinées aux produits fromagers mais la filière fruits et légumes a été très active. »

Le taux d’activité des entreprises est de 80 % à 90 %, ce qui pourrait se traduire par une baisse globale d’environ 10 % en volume. Les usines ont très rapidement mis en place les mesures sanitaires obligatoires – gel, masques, carénage des postes de travail et l’absentéisme a été limité. Tout ne fut pas sans accroc. « La fermeture des marchés, importants consommateurs de nos produits, a créé un fort trou d’air dans l’activité mais la situation est en voie de régulation, reconnaît Olivier de Lagausie. Certains maraîchers se sont tournés vers la GMS et réussi à y entrer, en n’ayant comme seule pression, la qualité de leurs produits ».

Passe d’armes au ministère

Le Siel a aussi accentué ses travaux sur l’innocuité du support bois par rapport au Covid-19. « Nous avons pris le sujet à bras-le-corps très tôt pour éviter autant que possible la diffusion d’informations erronées sur la durée de vie du virus sur différentes surfaces », précise Olivier de Lagausie. Le syndicat s’est appuyé sur des études spécifiques menées suite à l’épidémie de SRAS, assez proche du Covid-19. La présentation de ses travaux sur les avantages du bois en matière de réduction des charges virales au ministère de l’Agriculture a fait l’objet d’un moment délicat. « Il était estimé intuitivement qu’il paraissait évident que le virus devait forcément rester plus longtemps sur le bois que sur le plastique, question de surface. Nous nous sommes permis de remettre les pendules à l’heure auprès de toutes les parties prenantes. Nous avons simplement fait notre travail », conclut Olivier de Lagausie.

« Certains maraîchers se sont tournés vers la GMS en n’ayant comme seule pression, la qualité ».

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