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Produits responsables
[Coronavirus Covid-19] En pleine crise de conscience, les consommateurs semblent plébisciter les produits Demain la Terre

L’association Demain la Terre a présenté les grandes évolutions 2020 de sa Charte, qui concernent les sols, les substances controversées et les emballages. Elle a aussi fait un point sur la consommation responsable en temps de crise.

 

Marc De Nale, directeur de l’association Demain la Terre, et Bruno Parmentier, président du comité de contrôle Demain la Terre présentent les évolutions de la Charte lors d’un webinar le 29 avril.
© Julia Commandeur - FLD

Dans sa volonté d’amélioration continue, et comme chaque année, l’association Demain la Terre a fait évoluer sa charte. La nouvelle version, applicable depuis le 1er avril 2020, intègre des changements majeurs concernant les sols, les déchets et le gaspillage, ainsi que les substances controversées. Marc De Nale, directeur de l’association, et Bruno Parmentier, président du comité de contrôle Demain la Terre ont ainsi présenté les grandes lignes de cette évolution lors d’un webinar le 29 avril.

L’occasion également de revenir sur l’impact de la crise. Avec la fermeture de la RHD, certains adhérents ont perdu une grosse partie de leur marché mais se sont reportés sur la GMS, qui représente le plus gros des débouchés. Là, la demande pour des produits responsables semble poursuivre sur sa tendance haussière. Comme Marc De Nale le souligne, « nous n’avons pas encore assez de recul, mais nos entreprises membres observent globalement une demande stable ou en hausse. Les consommateurs plébiscitent nos produits, mais est-ce le côté “produits de première nécessité” ou le côté responsable qui prime sur le choix lors de l’achat ? ». Et Bruno Parmentier de préciser : « Il y a plusieurs types de consommateurs : certains se disent que cette crise sanitaire est aussi une crise écologique, économique, de conscience. D’autres sont seulement pressés de faire leurs courses et contents d’avoir quelque chose à acheter. Que va-t-il donc rester de cette période de prise de conscience dans six mois, dans un an ? » D’où la nécessité pour Demain la Terre de continuer à communiquer pour rassurer le consommateur et à faire évoluer sa Charte pour s’adapter aux attentes sociétales.

 

Les grands changements de la Charte

  1. Substances controversées

Après les perturbateurs endocriniens en 2019, les producteurs sont désormais dans l’obligation de recenser l’utilisation d’autres substances controversées notamment les SDHI.

  1. Qualité des sols

La thématique “préserver la qualité et la vie dans les sols” a été entièrement refondue afin de mieux s’adapter aux différentes méthodes de production (maraîchage, arboriculture, hors-sol) d’une part, et d’autre part pour renforcer et favoriser les pratiques agricoles développant la vitalité des sols. « Les pratiques agronomiques visant à la réduction du travail du sol, l’accroissement de la couverture des terres, ou le développement de la vie dans les sols sont encouragées pour améliorer la fertilité naturelle et abaisser encore l’utilisation de fertilisants de synthèse », précise l’association.

  1. Anti-gaspi, anti-déchets, anti-plastique

Le thème “gérer la valorisation des déchets et leur réduction” a lui aussi été densifié, adoption du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire oblige.

La Charte intègre désormais des obligations sur la baisse du gaspillage alimentaire des produits comestibles et non comestibles au travers d’actions renforcées et mieux identifiées. Et la recherche d’alternatives au plastique pour tous pour tous les conditionnements et le développement de l’écoconception des produits doit être favorisée et accélérée. L’association prévoit notamment de s’appuyer sur la conduite d’analyse de cycle de vie avec l’Ademe.

 

Demain la Terre représente désormais 18 entreprises adhérentes (soit environ 400 producteurs), 200 000 t de f&l et pommes de terre certifiés -soit 1,6 % de la production française- et 5 000 ha.

 

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