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Comment le Collectif Nouveaux Champs veut-il aller plus loin dans l'agriculture par la preuve

Le Collectif Nouveaux Champs a tenu son assemblée générale sur le salon Medfel le 26 avril. Consommateurs et indicateurs étaient au centre des débats. Les consommateurs ont changé depuis 5 ans que le label est né. Le Collectif s'adapte.

Salon Medfel Collectif Nouveaux Champs
Le Collectif Nouveaux Champs a tenu son assemblée générale sur le salon Medfel, le 26 avril.
© Julia Commandeur - FLD

Pour la première fois, le Collectif Nouveaux Champs tenait son assemblée générale dans le giron de Medfel, le 26 avril toute la journée. L’événement, qui a rassemblé en présentiel plus de la moitié des adhérents, s’est fortement centré autour du consommateur et de ses attentes, selon Julie Sabourin, coordinatrice du Collectif Nouveaux Champs et responsable qualité et technique, que FLD a retrouvé à la pause de la mi-journée.

Et pour cause. Lors de la présentation du baromètre de confiance d’Interfel au Salon de l’agriculture, le Collectif « a eu la surprise » de voir son label ZRP (Zéro résidus de pesticides) ressortir premier pour la confiance des consommateurs dans les labels et signes de qualité du rayon fruits et légumes, devant les labels officiels. « Cela montre que l’on répond bien à une attente consommateur, estime donc Julie Sabourin. Aujourd’hui dans un contexte inflationniste, on peut donc créer des opportunités : le ZRP est un vecteur de vente, il répond à une attente tout en étant accessible en prix. »

 

Consommateurs : après le prix, la santé

Cinq ans après sa création, le Collectif constate que ses consommateurs ne sont plus les mêmes. Selon les études de Kantar, qui a réalisé une présentation pour les adhérents lors de l’assemblée générale du 26 avril, ils sont aujourd’hui sensibles aux prix, inflation oblige. Les habitudes de consommation aussi ont changé : ils vont moins au restaurant, ils cuisinent moins… Il y a donc nécessité de développer une offre qui s’adapte à ces changements.

Et après le prix, le critère n°2 c’est la santé. « Et sur ce critère selon l’étude Kantar c’est notre démarche qui ressort devant le bio. »

 

Des indicateurs et des études d’impact : poursuivre l’agriculteur par la preuve

Mais le Collectif ne veut pas reposer sur ses lauriers et continue à réfléchir à quelle agriculture pour demain. « Sur l’agriculture de la preuve, demain, on parlera de la biodiversité, de l’eau, etc. » Ainsi le Collectif a lancé l’année dernière une commission Progrès Agricoles, avec des relevés d’indicateurs qui aboutiront à des études d’impact des pratiques du label sur ces thématiques, en lien avec l’ONG Noé.

La création de valeur pour le producteur est un indicateur que le Collectif aimerait avoir. Aujourd’hui, règles de la concurrence oblige, il a les chiffres par références globales. Pour les fruits et légumes frais, la valeur est de +20 à +30 % vs le conventionnel, rapporte-il, et pour les produits industriels de +10 à +15 %. A côté, le prix d’une analyse est de 200 à 600 €. L’ensemble des adhérents du Collectif en a réalisé 3 800 en 2022.

Lire aussi : Zéro résidu de pesticides : quelle offre fruits et légumes pour demain?

 

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