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Hauts-de-France et Normandie
Brexit : nouveau service d’inspection phytosanitaire à Calais

Le Brexit va entraîner une recrudescence des formalités douanières et des contrôles. De nouveaux investissements sont prévus à Calais, Dunkerque et en Normandie.

Sur le port de Dunkerque, les locaux du Sivep doivent eux être agrandis. Une structure équivalente devrait aussi voir le jour en Normandie.
© Port de Dunkerque

Calais (Pas-de-Calais) va accueillir un nouveau service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire (Sivep). C’est Natacha Bouchart, maire de Calais qui l’a annoncé le 8 octobre, dans le cadre d’un comité stratégique Brexit qui réunissait le préfet des Hauts-de-France, des représentants de son administration (notamment les Douanes), le Conseil régional ainsi que des entreprises régionales.

« À l’intersection des autoroutes A16 et A26, idéalement située entre le tunnel et le port, notre ville dispose du foncier nécessaire pour accueillir ce projet », a expliqué Natacha Bouchart. « Cette nouvelle installation devrait probablement accueillir à la fois les services des douanes et ceux du ministère de l’Agriculture afin de contrôler les produits arrivant via le tunnel et le port de Calais », précise-t-on en outre à la préfecture des Hauts-de-France. De plus, de nouveaux aménagements devraient également être entrepris pour l’agrandissement des locaux actuels du Sivep de Dunkerque, inaugurés voici tout juste 3 ans.

De son côté, la région Normandie prévoit également l’implantation d’une structure équivalente sur son territoire. C’est ce qu’a annoncé Hervé Morin, président de la Région Normandie, le 10 octobre à Paris.

Des agents des douanes sont actuellement en formation pour renforcer le dispositif actuel. Mais « Quid des vétérinaires et des experts agricoles ? », s’est interrogé Xavier Bertrand en poursuivant : « On ne forme pas des vétérinaires en quelques jours ! ».

Le préfet s’est montré rassurant : « Toutes les procédures ne relèvent pas forcément du vétérinaire. On peut déléguer des contrôles à des professionnels sous leur responsabilité », a-t-il expliqué.

Pour Xavier Bertrand, « si on veut préserver la fluidité des trafics, il faudra recruter, mais aussi investir dans la technologie. On ne peut pas transiger avec la sécurité phytosanitaire, mais il faut surtout que les règles communautaires soient bien respectées par tous les ports du Nord-Europe ». Une allusion à peine voilée aux négociations qui se déroulent entre le Royaume-Uni et les ports du Benelux.

L’objectif est de contrôler les produits arrivant à la fois via le tunnel et via le port de Calais.

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