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Bretagne : l’UCPT mise sur l’adaptation et l’innovation

Dans un contexte compliqué sur les plans climatique et réglementaire, les producteurs de légumes de l’UCPT misent sur l’adaptation et l’innovation.

GILBERT BROUDER, PRÉSIDENT DE L’UCPT, Jean-Jacques Le Bris, président de la section bio, et Joseph Rousseau, vice-président de l’UCPT (de gauche à droite).

En 2016, les 550 producteurs de l’UCPT (Union des coopératives de Paimpol et de Tréguier) ont produit 140 000 t de légumes pour un chiffre d’affaires de 106 millions d’euros. Un chiffre stable par rapport à 2015 mais avec une forte hétérogénéité entre produits et producteurs. En tomate (48 400 t dont 84 % de grappe, 48 % du chiffre d’affaires) et fraise (480 t, 3 % du chiffre d’affaires), l’année a été correcte, avec en tomate un travail renouvelé en 2017 sur le taux de sucre des fruits. Une extension du réseau gaz naturel a aussi été engagée en 2016 et sera pleinement opérationnelle en octobre 2017. « Cette extension ouvre des perspectives d’évolution de gamme et de développement de la cogénération », indique Gilbert Brouder, président de l’UCPT. Plus de 50 % des 120 hectares de serres sont aujourd’hui équipés de cogénération, mais dix dossiers sont en attente du fait de la suppression du contrat C13. En chou-fleur (21 % du chiffre d’affaires), le climat atypique de 2015-2016 et 2016-2017 s’est traduit pour l’année 2016 par une baisse de 22 M de têtes. Le chiffre d’affaires 2016-2017 est stable mais insuffisant et une baisse de 5 à 8 % des surfaces est prévue pour 2017-2018.

Une large gamme de légumes biologiques

Le brocoli poursuit en revanche son développement avec désormais 25 % de têtes en flow-pack et 3 % en glacé. En artichaut (9 % du chiffre d’affaires), l’année a été compliquée au niveau climatique, avec des soucis de qualité et une hétérogénéité entre producteurs. En 2017, la qualité est excellente. Les campagnes 2016 et 2017 s’avèrent aussi très compliquées pour le Coco de Paimpol (7 % du chiffre d’affaires).

Un accord a été trouvé en avril sur la rémunération des saisonniers, mais l’équilibre économique devient très difficile pour cette production. L’année 2016 s’est bien passée en pomme de terre primeur et a aussi été très favorable en bio (4 % du chiffre d’affaires). Quinze producteurs fournissent aujourd’hui une large gamme de légumes biologiques, avec un fort développement des pommes de terre, échalotes et oignons. Et quinze autres sont en conversion ou réflexion. Les producteurs se mobilisent aussi pour faire face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés : la gestion de l’eau (création de bassins tampons), la réduction des pesticides (création d’un groupe Ecophyto Ferme en tomate), l’adaptation des modes de vente (développement de la vente télématique, achats à distance). Ils misent aussi sur la diversification avec notamment le développement des courges et de la framboise.

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