Une vidéo parodique sur les réseaux sociaux et plus étonnant, un véhicule showroom de 15 m2 reproduisant les conditions d’un élevage de poulets commercialisés sous la marque Le Gaulois, voilà comment L214 mène une nouvelle fois une charge contre le groupe LDC, propriétaire de la marque bien connue des consommateurs.
« Litière souillée, mangeoires comme seule occupation, lumière artificielle et piaulements incessants de milliers d'animaux entassés », c'est ce que les écrans diffuseront dans le camion affrété par les antispécistes.
Une visite de L214 à Sablé-sur-Sarthe
Après Paris ce jeudi, le camion sera installé à Sablé-sur-Sarthe, devant le siège du groupe afin d’interpeller les passants. Des actions auront aussi lieu dans 25 villes de France. Les militants veulent convaincre les badauds de signer une pétition mise en ligne sur le site bienvenuechezlegaulois.fr.
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Pourquoi L214 s’acharne contre Le Gaulois ?
Des actions avaient déjà été menées en mars et en juin. LDC refuserait de s’engager sur European Chicken Commitment (ECC). Une charte portée par des associations de protection des animaux de divers pays d’Europe. LDC met en avant sa démarche propre « Nature d’éleveurs », mais L214 juge celle-ci « largement insuffisante » par rapport au ECC.
Qu’est ce que le European Chicken Commitment (ECC) ?
Cette charte porte sur plusieurs points, notamment :
- Une densité d’élevage maximale à 30 kg/m2
- Recourir à des races dont l’intérêt pour le bien-être animal a été démontré
- Adopter des normes plus élevées que la législation en vigueur pour l’élevage, comme de la lumière naturelle, pas de système multi-étage, une qualité de l’air garantie, et au moins deux mètres de perchoirs utilisables et deux substrats à picorer pour 1000 oiseaux.
- Ne pas accrocher les poulets vivants à l’abattage
- Garantir ces engagements par des audits indépendants