Rotation des cultures : « Après betterave, je remplace le blé par de l’orge de printemps après les derniers arrachages dans l’Oise »

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Paul Fréville est betteravier dans l'Oise où il cultive une quarantaine d'hectares de betteraves. Crédits : © P. Fréville

« J’ai un contrat de 3 500 tonnes de betteraves avec la sucrerie Tereos de Chevrières (60) pour quatre enlèvements de septembre à début janvier. Nous effectuons les arrachages en septembre, début octobre, fin octobre et, pour le dernier, de mi à fin novembre. Après les trois premiers, je sème systématiquement du blé.

Pas de semis de blé après novembre

Pour le dernier, j’arbitre entre un blé et une orge de printemps. Je ne veux pas prendre le risque d’un semis de blé trop tardif, avec l’éventualité d’un très faible rendement. J’évite les semis de blé après novembre. Je préfère semer une orge de printemps pour laquelle j’obtiens des rendements corrects, même si la marge orge de printemps reste plus faible que celle d’un blé.

Après l’arrachage à l’intégrale, je reprends mon sol (limon léger) soit au déchaumeur à queues-de-cochon, qui travaille à la même profondeur que la charrue, soit à la charrue. Je décompacte les passages de roues de bennes. J’opte pour la charrue quand les conditions sont humides. En 2024, j’ai attendu de meilleures conditions pour semer sans labour et, au final, j’ai pénalisé mon blé par un semis trop tardif.

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Des variétés adaptée aux dates de semis tardifs

Je sème l’orge de printemps dès que possible, dès décembre si les conditions sont bonnes. Dans ce cas, j’effectue un labour la plupart du temps. En février, il devient plus facile de se passer du labour.

La conduite de mes blés de betteraves est celle d’un blé classique, avec des variétés adaptées aux dates de semis. Mon programme phytosanitaire des semis tardifs est identique à celui des blés semés plus tôt. Mais comme la pression mauvaises herbes s’avère moins élevée en semis tardif, je peux me permettre de réduire la dose pour le dernier passage herbicide. »

EARL de la Féculerie, 200 ha de SAU dont 43 ha de betterave, 80 de blé, 40 de maïs, 17 d’orge de printemps, 15 de pois de conserve et 4 de chanvre.
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