« Je travaille en non-labour sur des sols de limons sableux à silex, très séchants et sensibles au tassement. Directement après la moisson, je passe un fissurateur à 20 cm de profondeur pour conserver l’humidité du sol. Je réalise ensuite un premier faux semis à 5-7 cm avec un déchaumeur à disques indépendants équipé d’un rouleau. L’objectif est de mélanger les pailles et les graines d’adventices et d’obtenir un lit de semence suffisamment affiné. Les mauvaises herbes lèvent généralement entre deux et trois semaines plus tard.
Je passe alors un deuxième outil à disques ou un vibroculteur équipé d’un soc à pattes d’oie s’il n’y a pas trop de cailloux. Ce second passage permet d’éliminer les levées d’adventices et les repousses de céréales tout en préparant à nouveau le sol pour le semis. Si la terre n’est pas assez rappuyée, je passe le rouleau pour limiter le dessèchement et affiner le travail. Cette intervention entraîne de nouvelles levées que je détruis au glyphosate.
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La réussite des faux semis dépend fortement de l’humidité du sol. Généralement, une pluie dans les quinze jours qui précèdent la récolte suffit à maintenir la fraîcheur du sol. J’ai choisi de réaliser ces interventions durant l’été, car je ne peux pas attendre le mois de septembre. Il me faut du temps pour éliminer le maximum de graines d’adventices avant le semis. Si la météo le permet, je réalise trois passages afin de gagner en efficacité.
Entre une orge et un colza, la période est courte et la pratique est plus aléatoire. Comme je suis en non-labour, je dois gérer simultanément la dégradation des pailles et les graines d’adventices. Je réalise donc l’équivalent d’un faux semis, même si cela n’en est pas vraiment un. La pratique est plus facile à mettre en œuvre avant une culture de printemps, car on dispose de plus de temps et les conditions sont moins limitantes. »
EARL Des Champs plaisants, 340 ha de SAU en colza, blé, orge, tournesol, et sorgho grain, conduits en TCS.