Fédération nationale bovine (FNB) : "L'année 2025 a été historique"
Quelques jours avant son congrès, qui se tient les 4 et 5 février à Cournon sur le site du Sommet de l’Elevage, la Fédération Nationale Bovine tire le bilan de l’année 2025 et se projette sur l’avenir avec les conférences de la souveraineté.
Quelques jours avant son congrès, qui se tient les 4 et 5 février à Cournon sur le site du Sommet de l’Elevage, la Fédération Nationale Bovine tire le bilan de l’année 2025 et se projette sur l’avenir avec les conférences de la souveraineté.
« La décapitalisation se prolonge », a entamé Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine en conférence de presse le 27 janvier 2026. « En dix ans,1 million de vaches dont environ 700 000 vaches allaitantes ont été perdues sur la mauvaise rentabilité des élevages et sur des choix politiques qui n’ont pas été en faveur de l’élevage.»
Il relève que la moitié des pertes en vaches allaitantes sur les dix dernières années s’est effectuée sur deux années : 2022, à l’annonce de la baisse du couplage, et 2023, entrée en application de la dernière Pac.
« Pour les prix, notre combat à la FNB depuis des années, on peut dire que 2025 est une année historique qui aura vu les indicateurs de coût de production mis en place au moment des Egalim dépassés par les prix de marché sur toutes les catégories de bovins, hormis ceux qui sont sous signes de qualité (label rouge et bio).» Pour la FNB, les lois Egalim ont eu un effet sur le marché intérieur. Le marché européen a tiré les prix via la baisse de l’offre, et l’excellence des bovins français a été aussi déterminante pour cette augmentation des prix.
« Cette augmentation des prix est très récente, ce qui explique que beaucoup d’éleveurs sont encore dans le rouge. Après avoir passé des années au-dessous des coûts de production, beaucoup remboursent ou sont obligés d’investir car leur matériels sont vieillissants », explique Cédric Mandin, secrétaire national de la FNB.
La FNB considère que pour pérenniser cette situation, il ne faut pas d’accord avec le Mercosur. « On espère que le renvoi devant la cour de justice européenne sera un bon début pour empêcher la ratification de cet accord. »
Conférences de la souveraineté : des attentes sur les sujets bien-être animal, assises du sanitaire et assurance prairies
Le syndicat reformule ses attentes pour les conférences de la souveraineté, lancées en décembre par Annie Genevard, qui sont dans la continuité de celles travaillées pour le "plan élevage" de 2024. « Nous portons le message de l’interprofession : Il faut faire en sorte qu’on ne perde plus aucune vache », a résumé Patrick Bénézit.
Lire aussi : « La guerre agricole nous menace » : que propose Annie Genevard pour réarmer l’agriculture française ?
La FNB rappelle les avancées sur la fiscalité, avec la provision pour augmentation de la valeur du stock de vaches, et l’évolution des règles des BCAE sur les prairies. Elle va accentuer sur le bien-être animal, les assises du sanitaire, et la remise en place d’une expertise de terrain pour l’assurance prairies.
Lire aussi : Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?
Pendant ce congrès à Cournon, le conseil de la FNB sera renouvelé pour trois ans, ainsi que par la suite le bureau de l’organisation.