Euralis : l’activité canards revient « à la normale »
L’activité du pôle canards d'Euralis renoue avec une « activité normale » sur l’exercice 2024-2025. Engagé dans un processus global de désendettement, le groupe prépare sa fusion potentielle avec Maïsadour.
L’activité du pôle canards d'Euralis renoue avec une « activité normale » sur l’exercice 2024-2025. Engagé dans un processus global de désendettement, le groupe prépare sa fusion potentielle avec Maïsadour.
Dans un climat en demi-teinte pour la coopérative Euralis (64), le retour à la normale de la production de canards, après les années d’influenza aviaire, est une bonne nouvelle. « Le retour aux volumes est dû à la vaccination contre l'influenza aviaire, mais cela a entraîné l’augmentation du coût de production du canard et un renforcement de la compétition sur un marché de nouveau très concurrentiel », notent cependant Christophe Congues, président d’Euralis et Thomas Chambolle, directeur général. Sur la saison 2024, les volumes de foie gras ont progressé de 37 % et les ventes de viande de canard de 5,6 %.
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La saison 2025 se caractérise par une baisse générale des ventes de produits festifs en GMS. « La GMS a baissé de 7 % sur les ventes de foie gras. Dans ce contexte, la marque Montfort a réalisé une bonne performance avec une baisse limitée à -1 % et la plus grosse augmentation de part de marché à 0,8 point », indique Thomas Chambolle. L’activité canards gras en 2024-2025 se stabilise à 5,5 millions de volailles abattues contre 4 millions il y a deux ans.
Désendettement et fusion potentielle
La coopérative a engagé un processus de désendettement sur l’ensemble du groupe. S’agissant du pôle canards, une réorganisation industrielle importante a été menée, conduisant à la fermeture du site de production Rougié à Sarlat (24) et au transfert des volumes de production de foie gras sur le site de Maubourguet (65). Le site des Herbiers (85) a lui repris des volumes en sous-traitance (+ 50 % d'activité). Un travail de refonte des gammes de la marque Maison Montfort et d’innovation de produits a été entrepris, avec le lancement par exemple d’« aiguillettes expresses précuites. »
Au final, sur l’exercice 2024-2025, « la perte a été divisée par deux et nous visons un retour à l’équilibre en 2026 », indiquent les dirigeants. Mais le temps fort de cette année sera le potentiel rapprochement avec la coopérative landaise Maïsadour prévu au second semestre 2026. Face à la position dominante des deux coopératives notamment sur le marché du canard gras, des engagements demandés par l’Autorité de la concurrence sont en cours de discussion. À la clé, une possible cession d’actifs. « Nous l’avons intégré dans notre projet. Les engagements seront dans une limite acceptable et ne remettent pas en cause le projet », indique le groupe.