En 2025, les revenus des élevages ovins ont en moyenne progressé
D'après le réseau Inosys, en 2025, les élevages ovins suivis ont connu une progression du revenu, mais de manière assez inégale. Les élevages ovins lait du Nord Occitanie enregistrent une hausse historique de leur revenu.
D'après le réseau Inosys, en 2025, les élevages ovins suivis ont connu une progression du revenu, mais de manière assez inégale. Les élevages ovins lait du Nord Occitanie enregistrent une hausse historique de leur revenu.
Le réseau Inosys a publié la synthèse des revenus moyens des exploitations ovines 2025, basée sur les résultats de 222 exploitations ovines allaitantes et 44 ovines laitières. Globalement, la conjoncture économique s’est montrée favorable pour les exploitations ovines. Les quantités livrées et le prix des agneaux et du lait de brebis ont augmenté. Ainsi, les revenus moyens sont en hausse, mais de manière très différenciée.
A noter que les revenus moyens des élevages du dispositif Inosys sont en moyenne supérieurs de 12 000 euros par unité de main-d’oeuvre non salariée (UMO) à ceux des élevages nationaux. Ces chiffres sont donc représentatifs des tendances, mais pas exactement des revenus moyens à l’échelle nationale.
Une hausse historique dans le nord de l’Occitanie
Les élevages ovins lait Inosys situés dans le nord de l’Occitanie ont connu une hausse historique de leur revenu moyen (+79 %) atteignant 41 900 euros par UMO. Cette forte croissance s’explique principalement par la hausse du prix des agneaux (+40 %) vendus au cours de l’hiver 2024-2025. Ceux des Pyrénées-Atlantiques voient aussi leurs revenus augmenter, mais moins fortement : +39 %, à 20 100 euros par UMO.
Et ceux qui ont subi la FCO ?
Du côté des élevages qui ont été touchés par la fièvre catarrhale ovine en 2024, la croissance est plus faible. C’est notamment le cas pour les élevages spécialisés ovins viande herbagers des zones à potentiel limité, dans le Massif central ou le quart nord-est de la France. Leur revenu s’est stabilisé en atteignant de justesse le seuil de 20 000 euros par UMO. Comme les années précédentes, les élevages les mieux rémunérés ont une part plus importante de pâturage dans l’alimentation.
Des associations bénéfiques
L’intérêt économique de combiner grandes cultures et atelier ovin est confirmé, avec une hausse du revenu des exploitations Inosys de 43 %, s’établissant à 24 400 euros par UMO. Idem pour la combinaison bovin-ovin, qui a bénéficié d’une conjoncture très favorable pour l’élevage bovin.