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Des investissements judicieux pour concilier robot et pâturage

Concilier robot et pâturage n’est pas toujours aisé. Contrairement à un système avec une salle de traite, elles sont libres de leur mouvement. Voici des astuces pour faciliter le travail.

La largeur de chaque doigt est de 25 cm. L'extrémité basse du doigt se situe à 1 m du sol. Le dégagement maximum est de 1,82 m.
La largeur de chaque doigt est de 25 cm. L'extrémité basse du doigt se situe à 1 m du sol. Le dégagement maximum est de 1,82 m.
© D. Denion/ Seenovia

Une barrière anti-retour pour optimiser la circulation des lots

 

 
La largeur de chaque doigt est de 25 cm. L'extrémité basse du doigt se situe à 1 m du sol. Le dégagement maximum est de 1,82 m.
La largeur de chaque doigt est de 25 cm. L'extrémité basse du doigt se situe à 1 m du sol. Le dégagement maximum est de 1,82 m. © D. Denion/Seenovia
En Loire-Atlantique, Frédéric Duhil, de l'EARL du Bouton Joyeux, a investi dans une barrière anti-retour « Finger » pour fluidifier la circulation de son troupeau de 65 prim’Holstein scindé en deux lots. « Ce type de barrière est particulièrement bien adapté à la traite robotisée avec une conduite du troupeau en lots », précise Denis Denion, consultant nutrition-robot chez Seenovia. « Elle permet aux lots de vaches de rentrer rapidement dans le bâtiment tout en empêchant la sortie de celles qui seraient restées à l’intérieur. » L’éleveur a investi 1 040 € HT dans cette barrière de 3,30 m de large : 80 € HT x 13 doigts. La largeur de la barrière peut s’adapter à différentes largeurs de couloir. « Des caoutchoucs amortissent le mouvement des doigts et atténuent le bruit. »

 

Une barrière à décrochage automatique

 

 
Le décrochage automatique de la barrière permet un gain de temps pour l'éleveur, en particulier pour les paddocks les plus éloignés.
Le décrochage automatique de la barrière permet un gain de temps pour l'éleveur, en particulier pour les paddocks les plus éloignés. © M. Letablier
« Les vaches ne font pas toujours ce que nous voudrions », plaisante Marion Letablier, éleveuse dans la Manche. Alors, pour qu’elles valorisent une herbe un peu moins appétente, le Gaec éponyme a investi dans une porte automatique programmée Batt-Latch. Concrètement, il s’agit d’un tendeur disposant d’un crochet et d’un boîtier programmable fonctionnant à l’énergie solaire. Fixé à l’entrée d’un paddock, il s’ouvre automatiquement selon l’heure que l’on a programmée. Une fois toutes les vaches sorties dans le paddock de jour, soit vers 11 h, l’éleveuse ferme cette barrière et programme son ouverture automatique, permettant aux vaches le retour au bâtiment, trois heures plus tard. « En contraignant les vaches à rester plus longtemps dehors, nous avons gagné près d’un mois de pâturage », assure Marion Letablier. Pour éviter des alarmes intempestives du robot, il convient alors de veiller à paramétrer des durées de non-utilisation plus grandes. Comptez un peu moins de 400 € pour vous en procurer un.

 

Le saviez-vous ?

La mise en place d’un robot est plus aisée à l’automne. Cela laisse le temps au troupeau de s’adapter au changement de conduite avant la mise au pâturage.

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