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De nouvelles solutions pour transférer les données en élevage de porcs

Les élevages modernes produisent toujours plus de données, pas toujours bien utilisées à cause d’un manque de solutions de communication. De nouvelles technologies numériques et le déploiement de la fibre permettent désormais de mieux les valoriser…

De nouvelles solutions pour transférer les données en élevage
© D. Poilvet

Depuis quelques années, les différents équipements installés dans les élevages génèrent de nombreuses données (boîtier de ventilation, distribution de l’aliment, bascule, suivi des traitements, suivi des mises bas…) qui pourraient être valorisables en local dans la production de tableaux de bords synthétiques. Ils pourraient même remonter sur des serveurs cumulant les données de plusieurs élevages pour établir des références.

Cependant, l’envoi de ces données vers les serveurs n’est pas si simple car cela requiert des connexions internet fiables, ce qui n’est pas toujours le cas dans nos campagnes. En effet, si le déploiement du très haut débit (THD, > 30 Mbit/s) est en constante progression à l’aide de différentes technologies débit (FttH (fibre optique), VDSL2 (réseau cuivre amélioré) et câble (fibre optique et terminaison coaxiale)), le raccordement des zones rurales peine à se déployer.

Selon l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) le nombre de locaux couverts en THD en France est passé de 21,6 millions au 2e trimestre 2019 à 31 millions au 2e trimestre. Cependant, si environ 94 % des locaux sont couverts dans les zones à forte densité de population, ce taux est ramené à 42 % dans les zones où les opérateurs privés ne veulent pas déployer de réseaux par manque de rentabilité.

Cependant, la situation dans les zones rurales devrait s’améliorer grâce à deux facteurs : la mutualisation entre opérateurs et les Réseaux d’initiatives publiques (RIP), ayant pour objectifs d’accélérer la couverture des zones moins desservies à l’heure actuelle. Ainsi, l’amélioration du réseau va permettre de répondre aux promesses d’exploitation des données sur des serveurs. Cette valorisation permettra, par exemple, d’exploiter des méthodes d’apprentissage automatique générant diverses alertes en temps réel pour l’éleveur ou bien la création de références.

Technologies sans fil et communications basses fréquences

La gestion du transfert des données au sein de l’élevage n’est pas non plus chose aisée. Cependant, la multitude de technologies utilisées par les industriels permet de répondre aux différents défis. Si les données entre automates et PC communiquent principalement en filaire, les technologies sans fil rentrent dans les élevages pour diverses transmissions d’informations.

Des capteurs d’ambiance ou des accéléromètres auriculaires utilisent les protocoles de communication en basses fréquences LoRa ou Sigfox, permettant des transmissions sur de longues distances de faibles quantités de données. Du côté des applications qui apparaissent pour les éleveurs, certaines nécessitent une connexion internet vers les serveurs. Mais dans les bâtiments, les réseaux 3 et 4G sont bien souvent inaccessibles du fait de la localisation en zone rurale combinée à l’effet cage de Faraday (enceinte bloquant les champs magnétiques du fait de sa structure métallique). Pour cela, l’installation d’antennes wifi est une solution efficace.

Pour une couverture optimale et vu la surface importante des bâtiments porcins, il est souvent nécessaire d’en installer plusieurs. Des solutions numériques employées connectent une seule antenne à un câble réseau. Les suivantes répètent le signal de la première, ce qui facilite grandement la mise en place. Autre point positif, ces antennes wifi permettent de travailler en local dans les élevages quand le réseau fixe est insuffisant.

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