Dans le Vaucluse : « Les effaroucheurs à ultrasons marchent très bien contre les sangliers »
Le maraîcher et viticulteur vauclusien Pierre Avon arrive à limiter les dégâts de sanglier en employant un effaroucheur à ultrasons. Lorsque le gibier s’accoutume, il passe en mode audible et abat un ou deux spécimens.
Le maraîcher et viticulteur vauclusien Pierre Avon arrive à limiter les dégâts de sanglier en employant un effaroucheur à ultrasons. Lorsque le gibier s’accoutume, il passe en mode audible et abat un ou deux spécimens.
« Je me suis équipé de l’effaroucheur à ultrasons commercialisé par Repzen il y a quatre ans, suite à de gros dégâts de sangliers dans mes melons. En deux nuits, j’ai perdu 7 tonnes ; il y avait trente sangliers dans la parcelle.
Au début j’avais mis des clôtures électriques. Mais mon parcellaire est très morcelé, j’ai beaucoup de petites parcelles. Du coup, cela impliquait de multiplier les clôtures électriques. Les appareils électriques sont loin du siège, il y a des vols. Sans compter que cet éloignement suppose des clôtures sur batterie et non sur secteur, ce qui fait qu’elles ne sont pas assez puissantes. En outre, il s’agit de parcelles où l’on se rend quotidiennement. La présence d’une clôture n’est pas pratique.
Des boîtiers simples à installer et utiliser
Les appareils de Repzen sont beaucoup plus simples et ne posent aucun souci pour rentrer dans les parcelles. Ils sont faciles à poser. Je me suis fabriqué un pied en métal sur lequel je fixe le boîtier. J’ai ajouté un fer sur le côté pour l’enfoncer au pied, c’est très simple. Je positionne les appareils à 60-70 cm de haut, car il faut que ce soit à la hauteur des oreilles de sanglier. Je mets un boîtier multidirectionnel au centre de la parcelle (couverture jusqu’à 6 hectares) et comme la parcelle est en bordure de forêt et d’eau, j’ajoute un boîtier unidirectionnel par entrée de gibier.
J’ai à présent 6 appareils pour l’ensemble de mes parcelles, que j’utilise d’avril à septembre. Ils sont munis de petits panneaux solaires qui leur permettent de fonctionner en autonomie. L’hiver, je les stocke à la clarté. La seule chose à faire en saison est de passer une petite lingette de temps en temps sur le capteur solaire. Il faut aussi faire attention à ne pas mettre trop de produits de traitement dessus.
Alterner sons, ultrasons et chasse
La technique des ultrasons fonctionne bien. Lorsque j’ai des entrées pour cause d’accoutumance aux ultrasons, je passe en mode audible environ un jour par semaine. L’inconvénient est que cela gêne les voisins. J’ai trouvé un arrangement avec eux, je les préviens avant de lancer ce mode. Et comme je suis également chasseur et que je dispose d’une autorisation de tir de nuit, j’ai mis des caméras et j’y vais lorsqu’il y a un souci de nuit. En mêlant les ultrasons et l’abattage d’un ou deux sangliers en bordure de parcelle lorsqu’il y a des entrées, cela rétablit l’ordre. C’est très bien.
J’ai eu une seule panne, sur mon premier appareil. Il ne s’allumait plus. J’ai été dépanné tout de suite. Je trouve le retour sur investissement très bon. C’est la solution idéale, je ne comprends pas que les fédérations de chasseurs n’aident pas à le financer. En plus, par rapport à une clôture, il n’y a pas d’entretien. »
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