Contrôle de performances en bovins viande : Pheno3D passe en phase de test en 2026
Le projet d’automatisation de la collecte en ferme du poids vif et du pointage des veaux avec un scanner 3D et l’intelligence artificielle avance. 2026 devrait être l’année du début des tests sur le terrain.
Le projet d’automatisation de la collecte en ferme du poids vif et du pointage des veaux avec un scanner 3D et l’intelligence artificielle avance. 2026 devrait être l’année du début des tests sur le terrain.
Le projet multipartenarial Pheno 3D, dont l’objectif est d’automatiser la collecte du poids vif et des dix-neuf postes de pointage au sevrage pour des veaux âgés de moins de 12 mois sur les dix races allaitantes, franchit une étape. « Le scanner ressemble de plus en plus à sa version finale pliable, qui pourra être utilisée en routine en élevage pour le contrôle de performances, et les résultats sont maintenant disponibles sur l’ordinateur une vingtaine de secondes après le passage du veau », ont présenté Adrien Lebreton d’Idele et Maxence Bruyas d’Eliance lors des journées de l’innovation Eliance en novembre. La qualité de l’image a aussi été améliorée.
L’autre avancée majeure du projet est la généralisation progressive du modèle aux dix races allaitantes qui sont en contrôle de performances. Des images ont été collectées pour chacune des races et les chercheurs affinent les modèles d’intelligence artificielle pour améliorer les résultats et bien prendre en compte la diversité des animaux. Les résultats sont déjà bons pour prédire le poids vif. Pour le développement squelettique et le développement musculaire, les performances sont relativement identiques à celles des pointeurs et encore optimisables dans certaines races. D’ici à un an, de bons résultats sont atteignables.
Un nouveau chantier sur les aptitudes fonctionnelles
« La phase de développement s’achève et nous allons pouvoir entrer en phase de test. Il y aura forcément des choses à corriger et à améliorer sur les résultats de l’intelligence artificielle et sur l’ergonomie du chantier sur le terrain, avec les éleveurs et les techniciens », observent Adrien Lebreton et Maxence Bruyas.
En parallèle, un travail important sur l’évaluation automatisée des aptitudes fonctionnelles se profile. Pour ceci, « des méthodes un peu originales et assez innovantes se mettent en place en ce moment. » À suivre.