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« Un mois avant la naissance prévue de ma fille, j’organise mon exploitation en vue de mon congé paternité »

Battitt Crouspeyre, viticulteur dans les Pyrénées-Atlantiques et futur papa, a déjà envoyé son formulaire à la MSA. Il achève le recrutement de son remplaçant, anticipe certains travaux et prévoit une journée de formation.

<em class="placeholder">Famille Battitt Crouspeyre, parents et enfants au milieu des vignes</em>
Battitt Crouspeyre s'organise pour être présent auprès de son épouse et ses aînées, après le naissance de sa troisième fille.
© Pierre-Alex Barcoïsbide

« Pour mes deux premiers enfants, j’étais salarié. J’avais pu apprécier les vertus d’un congé paternité, à l’époque de 14 jours. Pas de raison que je n’en bénéficie pas pour la troisième, bien que je sois désormais non salarié agricole. Entre les deux aînées qui vont à l’école et la maternité située à 40 km de chez nous, je vais avoir de quoi faire », témoigne Battitt Crouspeyre, viticulteur dans les Pyrénées-Atlantiques et futur papa.

Cependant, cette future naissance tombe au début de la taille, phase cruciale pour la prochaine campagne. « J’ai donc anticipé, en prenant contact avec la MSA et le service de remplacement local. Formulaire rempli et envoyé à la MSA, il me reste à recruter », confie-t-il.

Lire aussi : Qu’est-ce qui change au 1er janvier 2026 pour les agriculteurs ? (avec mesure sur un nouveau congés naissance)

Recruter soi-même pour s’assurer d’être bien remplacé

Sur les conseils du service de remplacement, Battitt Crouspeyre a lui-même sollicité deux candidats potentiels en qui il a confiance ayant suivi la même formation que lui ; ce qui facilitera la transmission des consignes. « J’attends leur réponse, à défaut je ferai appel au groupement d’employeurs de ma cave coopérative, où je livre mes raisins. Il y a des salariés agricoles qui s’y connaissent un peu en viticulture. »

« Avant la naissance, je vais moi-même prétailler, pour éviter que le salarié ne monte sur la machine. Puis, selon la personne, il faudra prévoir une demi-journée ou une journée de formation. J’envisage de prendre les 28 jours d’affilée (ndlr : le congé naissance et le congé paternité), afin de m’assurer que le salarié recruté reste chez moi. Mon remplaçant aura juste à tailler et tirer les bois », poursuit-il.

 Je veux être sûr, avec ce salarié, que la taille soit réalisée à ma façon

« Mon père qui est mon aide familial sera là pour le coacher, mais je veux être sûr avec ce salarié que la taille soit réalisée à ma façon. J’avoue, l’avantage c’est qu’avec une césarienne programmée j’ai pu planifier » explique-t-il encore.

Puisque le salaire et les cotisations sociales du remplaçant sont pris en charge par la MSA, Battitt Crouspeyre n'a budgétisé que 300 euros pour la CSG et les frais kilométriques entre le domicile et le travail. « Le service de remplacement m’a avisé que je devrais prendre en charge ses frais de déplacement s’il réside à plus de 50 km aller-retour », souligne le viticulteur.

Quelle durée du congé paternité ?

  • 3 jours de congé de naissance
  • 25 jours de congé paternité soit 4 jours consécutifs pris à la suite du congé de naissance à compter de la date prévue et 21 jours fractionnables dans les 6 mois, par période d’au moins 5 jours consécutifs.

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