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Un bouquet de services rendus par l’élevage

Paysage, emploi, biodiversité, stockage de carbone, occupation du territoire, aliments de qualité… Inventaire des services rendus à la société par l’élevage.

Approvisionnement en lait et viandes de qualité

Le premier rôle de l’élevage est d’abord de fournir une alimentation humaine riche en protéines de qualité, que ce soit par le lait ou la viande. Ces aliments peuvent être de qualité standard ou produits sous signes de qualité comme les 14 appellations fromagères au lait de chèvre. La viande de chèvre et de cabri est un mets de choix et les coproduits comme la peau sont très appréciés en mégisserie. L’élevage peut aussi être fournisseur d’énergie que ce soit par la méthanisation, la valorisation des bois de haies ou les parcs photovoltaïques entretenus par les animaux.

Vitalité des territoires

L’élevage en France fournit des emplois pour plus de 700 000 équivalents temps plein et occupe environ 882 000 personnes selon l’étude du GIS élevage demain de 2015. En ajoutant l’intérim, on atteint 724 000 temps pleins liés à l’élevage, soit 3,2 % de l’emploi total en France. Parmi eux, 13 700 temps pleins dépendent de l’élevage caprin. Deux tiers de ces temps pleins sont sur les élevages, 1 300 sur l’amont (agrofourniture…) et 2 400 dans les industries aval (laiteries…). Ces emplois, majoritairement situés en milieu rural, assurent une vitalité rurale. La présence de ces emplois et de ces familles participe au maintien du tissu rural (service public, santé, tertiaire, commerce…). Présent sur tout le territoire et dans les zones les moins densément peuplées, l’élevage caprin assure aussi un maillage du territoire par la présence de structures d’accueil agrotouristique.

Préservation de l’environnement

Les caprins contribuent à la qualité environnementale de nos territoires, notamment via les prairies qu’ils valorisent par le pâturage ou l’exploitation de l’herbe. Ainsi, les prairies et les haies séquestrent le carbone, ce qui compense en partie les émissions de gaz à effet de serre des ruminants. Une prairie stockant environ 570 kg de carbone par hectare et par an, on estime que ce puits de carbone compense environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Ce chiffre passe à 50 % pour les élevages herbagers et biologiques.

Les fourrages, et majoritairement le foin, constituent en moyenne plus des deux tiers de la ration des chèvres. L’élevage caprin participe aussi activement à la préservation de la biodiversité par le maintien des prairies, des haies, bordures ou murets, riches d’une diversité de flores et de microfaunes. En zone de montagne, le pâturage peut réduire les risques d’avalanche tandis qu’en zones méditerranéennes, il réduit les risques d’incendies en défrichant et consommant le combustible. Autre diversité conservée, celle de la douzaine de races caprines présentes en métropole et outre-mer.

Patrimoine et la qualité de vie

L’élevage caprin joue un grand rôle dans l’occupation et l’entretien des zones difficiles et des paysages, à l’exemple du paysage agropastoral des Causses et Cévennes, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Sans l’élevage, ces paysages des zones reculées évolueraient vers des forêts improductives pour l’alimentation humaine, fermeraient le paysage et empêcheraient l’usage des terres pour d’autres activités telles que les activités touristiques. L’esthétique de ces paysages ouverts et diversifiés en souffrirait grandement. Présents dans nombre des marchés de plein air de France, les fromagers fermiers sont aussi des animateurs de la vie rurale et citadine. En accueillant élèves ou grand public dans leur ferme pédagogique, les éleveurs contribuent à renforcer le lien socio-éducatif à l’animal. Enfin, en produisant des fromages au goût unique et reconnu, la filière caprine fait partie intégrante de la gastronomie française.

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