Aller au contenu principal

« Se diversifier avec ses lactiques »

"Un caillé lactique à décliner"

"Il est possible d’élargir sa gamme fromagère avec la seule technologie lactique. Par exemple, à partir d’un caillé obtenu en 24 heures, on peut en faire du fromage blanc faisselle. Après un petit temps d’égouttage, le caillé est placé dans des alvéoles baignant dans le petit-lait et conservé entre 2 et 4 °C. Le caillé peut aussi être vendu sous forme de fromage blanc battu. Pour cela, il faut pré-égoutter le caillé 10 à 20 minutes en toiles, le brasser énergiquement et le mettre en pot à 4 °C.

Autre diversification, fabriquer des petits fromages apéritifs en forme de bouchon à l’aide de plaques de moulage. Il est alors bon de pré-égoutter le caillé une à deux heures pour avoir une perte de sérum proche de 10 %. Ce caillé pourra être salé ou aromatisé avant moulage et les bouchons s’égoutteront en moule 24 heures avant d’être conditionnés en frais, séchés ou affinés. Ces petits fromages peuvent être vendus en l’état ou conservés dans de l’huile avec des aromates.

Fromage à tartiner ou verrine

Vous pouvez aussi transformer le caillé en "cervelle de canut" ou en fromage à tartiner. Après 12 heures de pré-égouttage en toile, le caillé doit être malaxé au fouet en y ajoutant les ingrédients et épices souhaités. Il faut ensuite conditionner la préparation en pot ou en barquette et la mettre au frais.

Le caillé peut aussi être transformé en fromage à mettre en verrine. Il faudra cette fois le pré-égoutter en toile durant 24 heures pour atteindre 30 à 40 % d’extrait sec avant de le façonner et l’aromatiser à sa guise.

On peut aussi mouler le caillé dans un gros moule après un pré-égouttage en toile de 24 heures. Le caillé à 30 % d’extrait sec peut ensuite être malaxé, salé à cœur, aromatisé et mis en moule. Les fromages sont égouttés 24 heures (pour permettre la mise en forme), puis ressuyés, séchés et affinés normalement. Ces gros fromages permettent un report important."

Les plus lus

<em class="placeholder">Chevreaux</em>
Plus que deux abatteurs de chevreaux en France
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque…
<em class="placeholder">Equipement / récolte des fourrages / pressage de foin / round-baller</em>
Trois phases de séchage pour faire du foin
L’herbe coupée va rapidement perdre son eau les premiers jours puis le séchage va ralentir. Soleil, interventions raisonnées et…
<em class="placeholder">Accéléromètres fixés sur les cornes des chèvres créoles</em>
Des accéléromètres sur les cornes des chèvres créoles
En Guadeloupe, l’Inrae teste des accéléromètres sur les cornes des chèvres créoles pour analyser automatiquement leur…
<em class="placeholder">boucs de race saanen</em>
Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres
Depuis le début de l’année, les éleveurs ont la possibilité de faire génotyper leurs boucs et leurs chèvres. Une quarantaine d’…
<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols
Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’…
<em class="placeholder">Joël et Valérie Forêt, éleveurs dans les Deux-Sèvres, au milieu des chèvres</em>
« En élevage caprin, on ne travaille pas toute l’année 70 heures par semaine ! »
Les éleveurs de chèvres travaillent beaucoup, mais pas toujours jusqu’à 70 heures par semaine. Des éleveurs de Nouvelle-…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre