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Que va apporter le crédit d’impôt mécanisation collective ?

Le crédit d’impôt mécanisation collective va permettre de toucher 7,5 % du montant total de ses factures de Cuma. Explications de Frédéric Cadieu, éleveur de 420 chèvres en Gaec en Indre-et-Loire et secrétaire général adjoint de la FNCuma.

 

Récolte de l'herbe
Pour la FNCuma, le crédit d’impôt mécanisation collective rééquilibre la fiscalité en faveur des investissement responsables dans la mécanisation.
© D. Hardy
Frédéric Cadieu

« Le crédit d’impôt pour la mécanisation collective est né d’un plaidoyer en faveur d’une mécanisation plus responsable. Aujourd’hui, en France, même si près d’un agriculteur sur deux est adhérent à une Cuma, seuls 10 % du matériel agricole sont investis de manière collective. C’est notamment dû à la fiscalité actuelle qui incite à renouveler trop rapidement le matériel. Cette logique d’investissement va parfois à contresens des besoins réels. Or, cette mécanisation pèse lourd dans les charges, ce qui freine la compétitivité agricole de la France et complique la transmission des exploitations. 

Lire aussi : « La PAC doit encourager les dynamiques collectives d’investissement », prône la FNCuma

Avec l’adoption du projet de loi de finance, le crédit d’impôt mécanisation collective permettra de toucher, dès cette année, 7,5 % du montant total de ses factures de Cuma. L’aide sera plafonnée à 3 000 euros, donc pour des dépenses de 40 000 euros. Pour les Gaec, le plafond est de 10 000 euros.

Lire aussi : Avec 18 milliards d’euros de frais, « la mécanisation agricole marche sur la tête » selon la FNCuma

Cette aide est une vraie victoire pour les Cuma. C’est un rééquilibrage fiscal qui va limiter le suréquipement des exploitations et qui reconnaît le travail des Cuma après 80 ans d’existence. L’intérêt des Cuma va bien au-delà de la machine partagée. Ces groupements permettent les échanges d’expériences, le soutien entre agriculteurs et l’adoption de nouvelles pratiques, notamment l’agroécologie qui demande un large panel d’équipement. »

Lire aussi : Le PLF 2026 définitive adopté : quelles mesures pour les agriculteurs ?

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