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Que faire de ses mauvais foins ?

« Si le printemps doux et pluvieux de 2016 a permis une pousse importante de l’herbe, il n’a pas permis, par contre, de récolter au bon stade et dans de bonnes conditions. Dans les élevages, les stocks de foins sont donc importants et plutôt de mauvaise qualité. Malgré cette mauvaise qualité des foins, il faut assurer la traçabilité des lots de foins dès la fenaison. Les mauvais foins avec un risque microbiologique sanitaire important (souillures sur la plante entière versée, sénescences importantes, humidité élevée…) sont à écarter dès le départ pour une destination non alimentaire (fumier, litière…).

Les meilleurs foins sont à destiner en priorité pour la fin de gestation et le début de lactation. À ces périodes clés, on surveillera la qualité sanitaire, la palatabilité (texture agréable) et l’ingestibilité de ces foins. Ils doivent présenter une densité énergétique d’au moins 0,5 UFL/UEL afin de n’avoir pas à distribuer trop de concentrés en fin de gestation. La faible valeur protéique des foins est techniquement plus facile à corriger que l’énergie. Si ces exigences qualitatives ne sont pas remplies, l’achat de bon foin peut se justifier pour ces périodes.

Les aérer, ajouter de la mélasse et accepter du refus

Pour les autres périodes, il est possible d’utiliser les foins de moindre qualité en les aérant pour diminuer les poussières et les odeurs et ainsi améliorer leur palatabilité. On peut aussi distribuer ces foins médiocres et hétérogènes à volonté en acceptant beaucoup de refus. Ces foins seront distribués pour la nuit de façon à donner du temps de tri et d’ingestion aux chèvres. En journée, un foin de meilleure qualité est distribué avec moins de refus. Enfin, pour améliorer l’ingestibilité, de la mélasse peut être distribuée sur un foin qui ne présente aucun risque sanitaire. Il ne faut cependant pas attendre de miracle de ces techniques… De même, l’achat de bon foin financé par la vente du mauvais est illusoire. La faible disponibilité de l’offre de bon foin et la pléthore de mauvais rendent la transaction improbable. »

« Les trop mauvais pour le fumier ou la litière »

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