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Pas d’évolution du prix du lait de chèvre au 1er trimestre

Le prix du lait de chèvre a de nouveau plafonné en début d’année, malgré la hausse des prix de vente industriels. Les charges continuent, elles, de progresser.

Le prix de base du lait de chèvre (à la composition standard 35 mg/30 mp en vigueur au 1er janvier 2015) est resté remarquablement stable au premier trimestre, à 647 € les 1 000 litres. Si quelques entreprises ont fait évoluer marginalement leur grille, la très grande majorité a reconduit à l’identique le prix pratiqué en 2018. Pourtant, les négociations de début d’année avec la grande distribution ont donné des résultats positifs et ont abouti à une hausse de près de 1 % des prix de vente industriels en février et mars, hausse qui devrait partiellement être transférée au prix du lait au deuxième trimestre.

Un prix payé plus élevé grâce à l’amélioration de la composition du lait…

La composition du lait de chèvre s’est en revanche très nettement améliorée au premier trimestre, avec une hausse de 0,2 g/l pour le taux butyreux (TB) comme pour le taux protéique (TP). Cette progression a été particulièrement marquée en janvier, avec un gain de 1,4 g/l de TB et de 0,4 g/l de TP. Elle a été relativement homogène sur le territoire, permettant d’atteindre un niveau de matière sèche utile (MSU) de 78 g par litre de lait, soit un gain de près de 4 g de MSU par litre en 10 ans. Le lait de chèvre est plus riche dans le Centre-Ouest et le Centre, avec près de 79 g de MSU par litre, contre 77 g dans le Sud-Ouest et 76 g dans le Sud-Est. Cette amélioration de la composition du lait s’est traduite par une légère progression du prix du lait payé aux producteurs qui a gagné 4 €/2018 (+0,6 %), à 742 € les 1 000 litres.

…mais une hausse plus marquée des charges en élevage

La hausse du prix des charges en élevage amorcée fin 2018 s’est poursuivie début 2019. À l’indice 104,1 en moyenne au premier trimestre (base 100 en 2015), l’Ipampa a bondi de près de 4,4 % par rapport à 2018. L’alimentation achetée, principal poste (50 % des charges indicées), a augmenté de 6 % d’une année sur l’autre. Le poste Énergie et lubrifiants (6 % des charges indicées), le plus volatil, s’est réorienté à la hausse début 2019 et s’est établi 3,5 % au-dessus du niveau de début 2018. Les effets de cette hausse des prix sur les résultats des éleveurs ont été renforcés par la nécessité d’acheter davantage de fourrages alors que les stocks fourragers ont souvent été insuffisants suite à l’intense sécheresse de 2018.

Convergence des Espagnols et Néerlandais

La chute de la collecte espagnole s’est traduite par une très nette revalorisation du prix du lait qui a atteint 710 €/1 000 litres à composition réelle en mars (+18 %/2018) selon le Fega, soit 6 € de plus que le prix français… contre 105 € de moins en 2018 ! Si la production espagnole est généralement très réactive aux signaux du marché, il semble que la filière ait atteint un point de rupture fin 2018, avec une baisse du cheptel de femelles de près de 12 %, qui devrait impacter leur potentiel de production à moyen terme. Face à la baisse des disponibilités européennes, le prix du lait néerlandais a également grimpé de près de 6 % sur le premier trimestre, d’autant que le blocage administratif des installations et des agrandissements de fermes caprines laisse présager un plafonnement de la production à court terme. On assiste ainsi à la convergence du prix du lait de chèvre chez les principaux pays producteurs : à 9 €/g de matière sèche utile en mars, le prix du lait français s’est positionné respectivement 9 % et 2 % au-dessus des prix espagnols et néerlandais, contre 24 % et 10 % un an plus tôt.

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