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Nouvelle gouvernance pour Terra Lacta

La coopérative Terra Lacta veut, elle aussi, assurer le renouvellement des générations. La nouvelle équipe dirigeante s’y attelle.

De gauche à droite : Jean-Marc Ressegand, Vincent Ricou, Jean-Yves Restoux et Antony Letourneau. © Terra Lacta
De gauche à droite : Jean-Marc Ressegand, Vincent Ricou, Jean-Yves Restoux et Antony Letourneau.
© Terra Lacta

Deux jours après son assemblée générale, la coopérative Terra Lacta annonçait l’élection de son nouveau président, Jean-Yves Restoux, éleveur bovin laitier en Charente. Il est accompagné d’un vice-président pour le lait de vache (Vincent Ricou) et de deux vice-présidents pour le lait de chèvre, Antony Letourneau et Jean-Marc Ressegand. Jean-Marc Ressegand, 47 ans, éleveur de chèvres dans la Vienne, s’occupera plutôt des relations avec l’interprofession et Antony Letourneau, 35 ans, éleveur de 400 chèvres en Charente-Maritime, suivra davantage les dossiers avec la Fromagerie Lescure. Cette nouvelle gouvernance fait suite au départ d’Alain Lebret, président, et de Patrick Charpentier, vice-président, qui terminaient leur mandat.

Lors de l’assemblée générale, qui s’est tenue le 27 juin dernier à Niort avec environ 130 participants, Patrick Charpentier a rappelé que « le volume de production alimente un marché français mature avec 87 % des foyers qui achètent régulièrement du fromage de chèvre. » Parmi les points de vigilance, il a souligné les volumes importés, plus de 100 000 litres, « même si ce n’est pas le modèle des Fromageries Lescure ». Pour l’éleveur des Deux-Sèvres, « malgré une valorisation du lait de chèvre à près de 700 €/1 000 litres, la déprise laitière touche également les producteurs caprins. Tout l’enjeu pour notre filière caprine reste d’encourager le renouvellement des générations. Les premières actions sont déjà en place : aides financières, formation et accompagnement. »

Des rendez-vous chez l’éleveur pour parler de la coopérative

Dans la continuité de la précédente, la nouvelle équipe fait aussi du renouvellement des générations une priorité. « Le métier d’éleveur est contraignant mais, en s’organisant, on doit pouvoir vivre du lait en gagnant sa vie et en partant en vacances comme n’importe quel autre métier, affirme Antony Letourneau. Nous venons de mettre en place une commission sur la déprise laitière avec l’objectif de comprendre les difficultés et trouver des solutions par la formation, l’organisation du travail ou la rentabilité de l’élevage ».

La coopérative aux 1 200 producteurs de lait de vache et 450 de lait de chèvre veut aussi renforcer le lien avec ses adhérents. Par exemple, depuis l’an dernier, des rendez-vous pour parler de la coopérative et de la conjoncture sont donnés directement chez un éleveur qui en profite pour présenter un savoir-faire technique particulier. Le site monterralacta s’affirme aussi comme canal privilégié pour transmettre les informations de volume, paie ou analyses, les actus de la coop, les petites annonces… La coopérative réfléchit aussi à une nouvelle activité de vente de produits régionaux en ligne sur un site onadunez.fr.

Les Fromageries Lescure, codétenues par Savencia et Terra Lacta, poursuivent les innovations pour coller au mieux aux attentes des consommateurs avec, par exemple, le lancement des tranches de chèvre Saint-Loup, de la crème de chèvre Chavroux ou du crottin Saint-Loup qui a obtenu une médaille d’or au concours général agricole.

Une grosse amende contestée

Terra Lacta a écopé en mars d’une amende de 300 000 euros pour n’avoir pas respecté les délais en matière de paiement. Cette amende, établie après un contrôle de la DGCCRF, a, de plus, été rendue publique dans le cadre du dispositif "name and shame". Terra Lacta conteste cette amende et y voit surtout un excès de zèle. « Nous n’avions pas reçu ces factures et il ne s’agit que de quelques jours de retards », explique Antony Letourneau.

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