Aller au contenu principal

Lever les freins à l’installation d’un lactoduc de transfert

Le lactoduc est le système de transfert du lait de la sortie de traite à l’atelier de fabrication permettant d’alléger le plus la pénibilité. Son installation est possible dans la plupart des cas.

En cas de transfert vers un tank, il sera placé si possible en hauteur afin que le reprise du lait soit facilitée par la gravité. © D. Hardy
En cas de transfert vers un tank, il sera placé si possible en hauteur afin que le reprise du lait soit facilitée par la gravité.
© D. Hardy

Contrairement aux idées reçues, un lactoduc n’est pas forcément plus cher qu’un autre système de transfert. Dès lors que la traite est déjà effectuée à minima sur transfert, il suffit de prolonger le tuyau. Pour optimiser son utilisation, il faudra prévoir une arrivée directe du lait dans les cuves de fabrication et s’il y a plusieurs fabrications, on pourra diriger la cane vers des cuves différentes avec des vannes trois voies par exemple. S’il existe encore parfois des freins à son installation, ils peuvent souvent être levés.

Non, nettoyer un lactoduc n’est pas si difficile

Le lactoduc de transfert peut être un tuyau souple qu’on peut alternativement fixer sur le bac de caillage ou brancher sur le circuit de nettoyage de la machine à traire. Pour faciliter le nettoyage, mieux vaut prévoir des tuyaux de qualité alimentaire (en inox de préférence) de petit diamètre, limiter au maximum les raccords et les coudes. Pour pouvoir contrôler le nettoyage, le tuyau doit être accessible et démontable facilement.

Non, la longueur du transfert n’est pas rédhibitoire

Si l’on craint que la longueur du tuyau n’entraîne un refroidissement trop rapide du lait ou de l’eau, on peut commencer par bien l’isoler. On peut aussi prévoir un rinçage de la machine à l’eau très chaude pour réchauffer la tuyauterie avant la traite. La température de nettoyage doit être supérieure à 40° en fin de nettoyage. Si ce n’est pas le cas, on peut prévoir un système de réchauffage via une résistance dans le bac de lavage. Veillez particulièrement à respecter une pente régulière le long du tuyau et ne laisser aucun point bas sans purge. Si on doit traverser des zones de passage, murs ou couloirs, on peut utiliser des tuyaux démontables fixés en hauteur. La consommation d’eau peut par contre s’en trouver élevée, il faut compter environ un litre par mètre de tuyau de 30 mm de diamètre.

Oui, on peut envoyer le lait vers un point plus haut

Une pompe installée en sortie du bol de réception peut permettre de relever le lait jusqu’à une hauteur de 7 mètres. L’inconvénient est que le volume de lait contenu dans le tuyau devra être récupéré en bas donc ce système ne convient que si les quantités de lait à transformer sont assez importantes. Il faudra prévoir un accès facile à la purge avec possibilité de glisser un récipient pour y récupérer le lait.

Oui, le transfert par lactoduc peut être dirigé vers un tank

On conseille de placer si possible le tank en hauteur afin que la reprise du lait soit facilitée par la gravité. Il faudra l’installer le tank sur un support robuste, tubes en acier galvanisé ou inox… prévoir une estrade métallique pour y accéder et installer si possibles des robinets d’eau chaude et froide à hauteur du couvercle. Sinon, un système de pompe peut être envisagé à la sortie du tank ou un palan pour l’élever. Le tuyau permettant le transfert vers les bassines de fabrication devra être démontable, souple et s’il y a un système de pompe, permettre le nettoyage de la pompe et du tuyau avec la solution de lavage du tank en circuit fermé.

L'astuce

En l’absence de lactoduc, préférer des bidons de 20 litres, moins lourds à porter. Des chariots à roulettes, quad, ou transporteurs à chenilles peuvent être utilisés pour leur transport ou encore des rails. Si le litrage et la distance entre salle de traite et fromagerie sont importants, on peut utiliser une boule à lait installée derrière un tracteur (citernes en plastique ou tank à lait réformés).

Les plus lus

<em class="placeholder">Les associés et salariés de la ferme de la loge de printemps</em>
« Nous abattons nos chevreaux à la ferme »
Stéphanie Moulin et Guillaume Vialette engraissent et abattent leurs chevreaux à la ferme. Leur micro-abattoir fermier leur…
<em class="placeholder">Chèvres et chevreaux au lycée de Melle (79)</em>
Deux enquêtes pour comprendre les éleveurs de chevrettes sous la mère
Motivé par l’éthique et le bien-être animal, l’élevage des chevrettes sous la mère implique des compromis sur le lait…
<em class="placeholder">Jean-Claude Alboussière et Joris Henry dans la chèvrerie</em>
En Ardèche, « Nous avons fait un audit ergotraite avant la transmission de l’élevage de chèvres »
La transmission du Gaec de Javanes est aussi l’occasion de repenser les conditions de travail. Les associés ont réalisé un audit…
<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols
Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’…
<em class="placeholder">Jolie présentation de viande de chevreau</em>
Dans toute la France, des actions collectives pour valoriser les chevreaux
Grâce au projet Cabri+, des groupes d’éleveurs de toute la France multiplient les actions pour remettre le chevreau dans les…
<em class="placeholder">Dispositif expérimental d&#039;élevage des chevrettes à l&#039;allaitement maternel</em>
Et si on remettait les chevrettes sous leur mère ?
Le projet de recherche CabrioLait a comparé l’allaitement artificiel et l’allaitement maternel chez les chevrettes laitières.…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre