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Elevage bio
La Coopérative laitière de la Sèvre encourage ses producteurs à se convertir

© Couleur/Pixabay


En rachetant en 2005 la fromagerie de Fontenille basée à Chef-Boutonne (79), la coopérative laitière de la Sèvre (CLS) a récupéré les 365 000 litres de lait de chèvre biologique produits par trois éleveurs bio. Elle a ainsi découvert qu´un marché important existait pour les fromages bio. « Avec le bio, nous complétons notre gamme de fromage au lait cru et moulé à la louche » explique Sébastien Simon, responsable de la production à Sèvre-et-Belle.
Développant un atelier de fromages à pâte pressée sur son site de Celles-sur-Belle, la coopérative a souhaité développer la collecte en demandant l´appui d´Agrobio, l´association de développement de l´agriculture biologique en Poitou-Charentes. « La demande en fromage biologique est très forte et on est en rupture en permanence » décrit le responsable de production. Reste à trouver le lait biologique parmi les coopérateurs et pas trop loin.


Un prix d´achat de 690 euros/1000 litres
Pour 2008, CLS a proposé une grille tarifaire d´achat du lait biologique à un prix moyen de 690 euros les 1 000 litres, soit un bonus de 220 euros par rapport au lait de chèvre conventionnel. Sur la centaine de coopérateurs de CLS, quelques-uns ont été intéressés et l´un d´eux devrait se convertir en mai 2008. Disposant d´un parcellaire intéressant pour répondre à l´obligation de pâturage, cet éleveur de 200 chèvres a déjà un système alimentaire autonome qui lui évite d´acheter l´alimentation biologique à l´extérieur. Il se prépare à connaître deux années difficiles financièrement puisque, pendant les deux ans de la conversion, le lait sera payé au niveau conventionnel. En revanche, à partir de la troisième année, les simulations basées sur ses données technico-économiques lui permettent d´espérer de bons résultats. « Il se crée une dynamique intéressante autour de la laiterie » apprécie Catherine Petit, en charge des études à Agrobio. « Les éleveurs qui se convertissent bénéficient de formations techniques et de parrainage par des producteurs bio en place depuis longtemps » ajoute-t-elle.

 

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