« J’ai choisi le Gaec pour m’installer sans évincer mes parents »
Cédric Andere, éleveur ovin, était en Gaec d’abord avec ses parents, puis actuellement sa compagne. La transparence Gaec leur a permis d’optimiser la fiscalité et les subventions PAC, afin de restructurer l’exploitation en générant le Smic par associé, comme exigé par cette forme juridique.
Cédric Andere, éleveur ovin, était en Gaec d’abord avec ses parents, puis actuellement sa compagne. La transparence Gaec leur a permis d’optimiser la fiscalité et les subventions PAC, afin de restructurer l’exploitation en générant le Smic par associé, comme exigé par cette forme juridique.
Cédric Andere, 38 ans, élève des brebis laitières au sein d’un groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec), à Barcus dans les Pyrénées-Atlantiques. « À 22 ans, impatient de m’installer, je ne pouvais pas attendre que mes parents partent à la retraite or il n’y avait pas de foncier à reprendre aux alentours. Alors on a constitué le groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) Gaztelü-Gat, dans lequel mon père et moi étions chefs d’exploitation », explique-t-il. « Mes parents livraient le lait à une laiterie, donc pour générer un revenu supplémentaire, nous avons démarré la transformation fromagère en Ossau-Iraty. En effet, en Gaec il faut qu’au moins la rémunération du travail atteigne un Smic par associé (art. R323-36 code rural). N’étant pas certains que notre bénéfice atteigne trois Smic, ma mère a adopté le statut de conjointe collaboratrice, comme ça, nous n’avions l’obligation que de deux Smic », poursuit-il.
Une fois la vente directe de fromages lancée et grâce à un agrandissement d’une trentaine d’hectares, sa compagne a pu s’installer, « car nous avions la capacité d’atteindre les trois Smic », explique Cédric. « À son installation, mon père est parti à la retraite et ma mère a pris sa place. Depuis le 1er janvier 2026, ma compagne, Kattin Inschauspe, et moi sommes seuls dans le Gaec. Mes parents nous donnent encore un coup de main sous le statut d’aides familiaux retraités ».
Des subventions PAC et à l’investissement proportionnelles au nombre d’associés
« Comme j’étais jeune agriculteur et en Gaec, nous avons obtenu, en 2010, une subvention (PCAE) majorée pour la construction du laboratoire de transformation et de caves d'affinage pour environ 45 000 euros », poursuit-il.
Quant aux DPB (droits à paiement de base), la transparence Gaec permet de multiplier le paiement redistributif des 52 premiers hectares par le nombre d’associés, « c’est un petit coup de pouce ». « De plus, comme nous sommes en zone montagne et que nous transhumons, la transparence s’applique aussi pour l’ICHN animale, sur notre surface d’exploitation et la surface d’estive rapatriée. L’ICHN constitue un revenu non négligeable ; sans lequel il y aurait moins de fermes dans les Pyrénées. »
« Avant la constitution du Gaec, l’exploitation individuelle de mes parents frôlait le seuil fiscal de passage au réel. Grâce au Gaec, dans lequel on multiplie en partie le seuil par le nombre d’associés (art. 71 du code général des impôts), on a pu rester au micro-BA, régime fiscal avantageux quand on a peu de charges et d’investissements à amortir. », conclut-il.