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Promotion , recherche.
Jacky Salingardes, président de la FNEC et de l´ANICAP veut « multiplier les actions de l´interprofe

L´Anicap a décidé de passer les cotisations interprofessionnelles de 1,143 à 1,33 ? par 1000 litres pour les livreurs de lait et de 1,524 à 1,78 ? par 1000 litres pour les fermiers qui doivent payer à la fois la part producteur et la part transformateur.


Pourquoi l´Anicap a décidé d´augmenter le montant de sa cotisation ?
Jacky Salingardes - Cette augmentation reste minime au niveau de chaque exploitation puisqu´elle ne représente en moyenne que l´équivalent d´un bidon et demi de lessive par an. Par contre, au niveau national, la somme des cotisations donne les moyens à l´interprofession de faire plus d´actions. Je rappelle que le montant des cotisations n´a pas bougé depuis la création de l´Anicap en 1998. Or, les financements extérieurs diminuent et nous devons de plus en plus chercher d´autres partenaires financiers pour le soutien de nos études.
Que ferait l´interprofession avec plus de moyens ?
J. S. - Actuellement, l´Anicap concentre l´essentiel de ses ressources sur la promotion des fromages de chèvre. Mais, elle soutient aussi des actions de recherches avec l´ITPLC ou Caprigène et cofinance le programme travail qui reste le premier problème en production caprine.
Avec plus de moyens, l´interprofession pourrait compléter son action de promotion en France mais aussi en étendant sa zone à d´autres pays porteurs comme les États-Unis ou les pays du Nord de l´Europe. Jusqu´à maintenant, certains sujets d´études ou d´expérimentations sont restés en attentes faute de financement. Par exemple, les lactations longues, les économies d´énergie ou les textures du fromage n´ont guère été étudiées à ce jour. Il serait également intéressant de développer un dictionnaire des maladies de chèvres, d´étudier la durabilité des élevages caprins ou d´adapter le Code mutuel des bonnes pratiques d´élevage aux nouvelles règles du paquet hygiène. Bref, les idées ne manquent pas pour répondre aux attentes des éleveurs.

Les importations de lait de chèvres explosent. Est-ce inquiétant ?
J. S. - Ces importation sont d´autant plus préoccupantes pour la filière que ce lait pourrait être produit en France. En laissant nos entreprises s´approvisionner de l´autre côté des Pyrénées, elles risquent de contractualiser avec les structures sur place et le retour de la collecte en France ne sera plus aussi simple. La population des éleveurs de chèvre vieillit et, pour redynamiser la filière, il faudra une vrai politique d´installation. Cette dynamique passe aussi par un lait de chèvre bien payé car rappelons que l´éleveur travaille 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Cependant, le marché des fromages de chèvre étant en bonne forme, j´ai bon espoir que les négociations automnales sur les grilles de paiement du lait se passent bien pour les éleveurs.

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