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Études divergentes sur l’utilité du comptage cellulaire

Les études scientifiques sur le comptage cellulaire en caprin fleurissent de par le monde. Les résultats sont parfois contrastés à l’image d’une récente étude Sarde.

Pour les auteurs sardes, le haut niveau de cellules somatiques en chèvre serait en fait lié à la sécrétion apocrine du lait, c’est à dire que le produit de sécrétion est expulsé avec une partie de la cellule qui le contient.
Pour les auteurs sardes, le haut niveau de cellules somatiques en chèvre serait en fait lié à la sécrétion apocrine du lait, c’est à dire que le produit de sécrétion est expulsé avec une partie de la cellule qui le contient.
© D. Hardy
Une étude italienne de l’Université de Sassari (Sardaigne) parue dans la revue scientifique Small Ruminant Research s’interroge sur la pertinence du comptage de cellules somatiques en lait de chèvre. En effet, des expérimentations sur le lait de 159 chèvres issues de trois fermes sardes ont montré qu’un niveau élevé de cellules (plus de deux millions par ml) n’affectait pas les propriétés de caillage du lait. Les scientifiques ont relevé des comptages élevés en fin de lactation en même temps qu’une baisse de la production. Pour eux, la relation entre le niveau cellulaire et les infections mammaires n’est pas évidente. Les chercheurs recommandent de considérer différemment les résultats de comptage cellulaire des laits de chèvre obtenus par un compteur électronique de cellules. Le haut niveau de cellules somatiques en chèvre serait en fait lié à la sécrétion apocrine du lait, c’est à dire que le produit de sécrétion est expulsé avec une partie de la cellule qui le contient. Cette particularité incite donc les scientifiques à recommander l’utilisation d’autres méthodes de mesure.

Une étude suédoise parue dans Acta Veterinaria Scandinavica se veut plus rassurante sur le comptage de cellules somatiques comme indicateur de l'infection intramammaire dans des chèvres laitière. La collecte et l’analyse du lait de 111 chèvres dans cinq fermes a montré de fortes corrélations entre les infections mammaires et le score de comptage cellulaire obtenu par le test de mammite de Californie (CMT) ou avec un compteur deLaval portatif de cellules (DCC).

L’étude néerlandaise publiée dans Journal of Dairy Science confirme aussi que le comptage des cellules somatiques peut être un outil pour détecter les infections aux staphylocoques dorés. En début de lactation, la limite de 1,5 million de cellules par ml semble être, selon les auteurs, un bon indicateur de mammite subclinique. Cependant, des tests bactériologiques supplémentaires paraissent nécessaires pour identifier les résultats faussement positifs.

Enfin, une étude polonaise parue dans Small Ruminant Research observe pareillement une forte relation entre la présence de bactéries pathogènes et le score de comptage cellulaire obtenu suite à trois années de prélèvements sur 66 chèvres polonaises. Aucune bactérie pathogène n’a été détectée dans les deux tiers des échantillons, des staphylocoques à coagulase négative ont été détectés dans un quart des échantillons. L’analyse microbiologique a également montré que des bactéries pathogènes étaient présentes dans 20 % des échantillons malgré un faible score de comptage cellulaire (inférieur à un million de cellules par millilitre).

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