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En veillant à la bonne santé des animaux, les éleveurs de ruminants maintiennent la santé humaine

En veillant à la bonne santé de leurs animaux, les éleveurs de ruminants jouent un rôle clé dans la protection de la santé publique. Par leurs pratiques quotidiennes, ils limitent l’usage d’antibiotiques et contribuent à la lutte contre l’antibiorésistance, enjeu majeur de santé mondiale.

<em class="placeholder">Consultation d&#039;un vétérinaire chez un éleveur de chèvres</em>
Préserver la santé des animaux permet d’assurer la productivité, de réduire les pertes et constitue de ce fait un enjeu de durabilité.
© D. Hardy

Les animaux d’élevage sont régulièrement exposés à des virus, bactéries et parasites susceptibles d’altérer leur santé. Pour y faire face, les éleveurs appliquent chaque jour des mesures de biosécurité qu’elles soient obligatoires ou issues d’initiatives propres aux filières. Ces mesures préventives visent à empêcher l’introduction, l’installation et la circulation d’agents pathogènes dans les élevages, mais aussi leur diffusion vers l’extérieur.

Cela passe par exemple par la désinfection des bâtiments, le zonage de l’exploitation, la gestion des intervenants en élevage (lavage des mains et des bottes), la gestion des introductions d’animaux, l’isolement des animaux malades, l’hygiène lors des mises bas ou la gestion des cadavres.

Une seule santé : l’approche « One Health »

En agissant sur tous ces leviers, les éleveurs sécurisent la santé de leurs cheptels et réduisent les risques pour la santé humaine. En effet, limiter les risques sanitaires dans les élevages permet aussi de réduire l’utilisation des traitements médicamenteux, qu’il s’agisse d’antibiotiques, d’antiparasitaires ou d’antimicrobiens.

Grâce aux trois plans Écoantibio successifs lancés depuis 2011, l’exposition des animaux aux antibiotiques en France a diminué de 52 %, et celle aux antibiotiques vétérinaires critiques pour la santé humaine a chuté de 90 %. Ces progrès illustrent concrètement l’approche « One Health » (une seule santé) qui relie de façon indissociable santé animale, santé humaine et préservation des écosystèmes.

Un suivi sanitaire régulier et une gestion collective des crises

Le contrôle des statuts sanitaires des cheptels constitue une garantie majeure pour la santé publique et la maîtrise des épizooties. Selon les filières, une ou deux visites sanitaires annuelles sont effectuées par des professionnels de la santé animale. Certaines exploitations choisissent également de faire certifier leur cheptel comme indemne d’une maladie spécifique, par exemple du Caev.

Malgré ces efforts préventifs, des crises sanitaires peuvent survenir. Elles sont alors prises en charge de manière coordonnée par les éleveurs, leurs filières, l’État et l’ensemble des acteurs du secteur sanitaire. Cette gestion collective permet de protéger simultanément la santé des animaux et celle des humains, tout en renforçant la résilience de la filière.

Ainsi, les éleveurs de ruminants sont des acteurs essentiels de la santé publique. Par la prévention, la biosécurité et la vigilance sanitaire, ils participent activement à limiter l’antibiorésistance et à préserver l’équilibre entre santé animale, santé humaine et environnement.

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