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Effaroucher les oiseaux : ce que les agriculteurs ont le droit de faire

Les oiseaux s’accoutument aux effaroucheurs, c’est pourquoi il est conseillé de combiner différents types de moyens parmi les nombreuses solutions proposées, visuelles et sonores. Il faut cependant veiller à respecter la réglementation sur le bruit prévue par le code de la Santé publique.

© Jean Weber / Inra / flickr

La liste des équipements commercialisés pour faire fuir les oiseaux est longue. Certains effraient par la vue comme les cerfs-volants, les drapeaux, les ballons ou les bandes réfléchissantes. D’autres font peur par le bruit comme les canons à gaz, les pistolets ou encore les cris de détresse d’oiseaux ou de prédateurs.

Pour réduire l’accoutumance des volatiles dans les champs, il est conseillé de mixer ces différents types de moyens sonores et visuels. C’est ce qu’explique Réussir Grandes Cultures qui évoque aussi un robot effaroucheur.

 

Lire  « Face aux oiseaux, mieux vaut combiner les modes d’effarouchement »

 

Lire aussi « Volatiles : combiner différents modes d’effarouchement »

 

Respecter la tranquillité du voisinage

Au printemps, en particulier après les semis de maïs, pois, tournesol et autres cultures, beaucoup d’agriculteurs utilisent des moyens sonores pour faire fuir les oiseaux. Une activité professionnelle qui génère des bruits et qui est donc réglementée par la législation sur le bruit de voisinage et d’activités.

 

L’article R1336-5 (R1334-32 du code de la Santé publique, modifié le 7 août 2017) est clair : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité. »

 

Lire aussi : Maïs et tournesol : semer un couvert pour leurrer les oiseaux

 

Les bruits liés aux activités professionnelles, agricoles notamment, « peuvent faire l’objet de conditions d’utilisation fixées par arrêté préfectoral ou par le maire, mais ne peuvent dans tous les cas dépasser les limites légales sous peine de porter atteinte à la tranquillité du voisinage », précise la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres. L’article publié dans Agri 79 précise que les détonations trop rapprochées de canons à gaz n’ont aucune efficacité car les oiseaux s’accommodent rapidement des détonations. « Un canon doit détonner tous les 10 à 15 voire 20 minutes maximum pour effaroucher les oiseaux, » précise le journal. Idéalement, le canon effaroucheur doit être placé à une distance de 250 m à 300 m des habitations et dirigé dans le sens inverse des habitations, en tenant compte des vents dominants et des écrans qui existent (haies, murs, palissades,…). Les canons doivent être bien réglés et ne pas fonctionner la nuit de préférence.

 

Lire « Les bruits liés aux canons effaroucheurs d’oiseaux ».

 

L'Oise agricole apporte des précisions sur les niveaux sonores tolérés. « Les valeurs limites de l’émergence sont de 5 décibels en période diurne (de 7 heures à 22 heures) et de 3 décibels en période nocturne (de 22 heures à 7 heures), valeurs auxquelles s’ajoute un terme correctif en décibels en fonction de la durée cumulée d’apparition du bruit particulier (article R. 1334-33 du Code de la santé publique). »

Chaque préfet a la « possibilité d’ajouter des dispositions complémentaires à la réglementation prévue, » précise encore le journal agricole de l’Oise. Dans ce département, par exemple, l’usage des effaroucheurs sonores d’oiseaux est interdit de 22 h à 7 h.

 

Lire « Effaroucheur sonore d’oiseaux : quelle réglementation ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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