Hérault Deux ex-ingénieurs font parrainer leurs chèvres

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Bonnet péruvien pour François, baton de berger pour Simon, les deux copains de 27 ans ont quitté leur boulot d’ingénieur pour fabriquer des pélardons. Crédits : © L. Capde

Du costume d’ingénieur aux bottes d’agriculteurs. À 27 ans, Simon et François, deux ex-ingénieurs héraultais amorcent une reconversion inédite : devenir chevriers.

Au centre du « business plan » de ce Gaec : le parrainage. « Les gens peuvent parrainer une chèvre pour 200 euros par an, en échange, on leur promet quinze fromages par mois », explique Simon. Dans le troupeau des biquettes dont ils ont fait l’acquisition il y a deux mois, un tiers des chèvres sont déjà parrainées. Elles s’appellent Farfalle, Gisèle, Boney M, Goulamas…

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Un an après avoir quitter leur entreprise respective et après l’obtention de diplômes et formations spécialisés, les deux jeunes amis qui se sont rencontrés sur les bancs de la fac s’apprêtent à vivre leur rêve d’enfants. Dans quelques semaines, après les mises bas, ils produiront leurs premiers pelardons dans leur Ferme de l’Hort.

« Ce sont des amoureux de la nature mais ils sont aussi très brillants, estime leur ami Aymeric. Leur expérience d’ingénieur va leur permettre d’avoir une approche plus scientifique et très maîtrisée du territoire et de la fabrication. » Des agriculteurs nouvelle génération… Subventionnés par la région et l’Europe, François et Simon ont construit un bâtiment pour la production du fromage et investit dans le matériel. La commune d’Argelliers leur prête un peu plus de deux cents hectares de terrain en échange de l’entretien de l’espace. « Un tiers de notre production partira chez un affineur dans le Gard, un autre tiers en boutique et dans les restaurants et un dernier tiers en vente directe sur l’exploitation », explique François.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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