Aller au contenu principal

Des solutions contre le parasitisme chez les chèvres

Adapter la conduite des prairies, réaliser des analyses régulières pour mieux cibler les traitements et s’intéresser aux antiparasitaires naturels permettent de limiter les infestations par les nématodes gastro-intestinaux.

Les antiparasitaires de synthèse montrent leurs limites...
Les antiparasitaires de synthèse montrent leurs limites...
© D. Hardy

Le pâturage en élevage caprin présente un intérêt du point de vue économique, du temps de travail et de la valorisation des surfaces. Mais il impose une maîtrise rigoureuse du parasitisme gastro-intestinal. Parmi les parasites du tube digestif, les nématodes appelés communément strongles gastro-intestinaux (SGI) sont les vers ronds les plus fréquemment rencontrés au pâturage. Comme d’autres parasites de l’appareil digestif, ces strongles peuvent se révéler pathogènes s’ils sont présents en grand nombre. Entraînant une baisse d’ingestion des animaux, leur présence se traduit d’abord par une diminution de la production laitière. D’autres signes cliniques sont très souvent cités : poil piqué, diarrhée, anémie… voire mortalité.

La maîtrise de ce parasitisme a longtemps reposé sur l’utilisation quasi exclusive de substances anthelminthiques de synthèse (médicaments antiparasitaires contre les vers). Mais les traitements disponibles en caprins sont limités et soumis à des temps d’attente. De plus, l’apparition de résistances chez les vers et des coûts non négligeables des traitements répétés sont des freins. Les leviers pour intervenir sur le parasitisme se réduisent. D’où l’intérêt d’agir en amont, pour limiter l’infestation des animaux, en adaptant ses pratiques d’utilisation du pâturage. La réalisation de coproscopies, analyses permettant d’évaluer le niveau d’infestation des animaux, est également un outil précieux pour orienter les traitements et la gestion du pâturage.

Véritable « bête noire » de la chèvre au pâturage, le parasitisme est un sujet de préoccupation majeure pour les éleveurs. Si on ne pourra jamais éliminer tous les parasites, l’enjeu est de trouver un équilibre pour préserver la santé et la production des chèvres sans avoir à retirer le lait de la consommation. Le recours à plus de prévention et à des traitements alternatifs contribue à cet objectif, tout en répondant à une certaine attente des consommateurs.

Retrouvez la suite du dossier dans La Chèvre n°327 :

  • Mieux gérer le pâturage pour prévenir le parasitisme - Des conseils d’utilisation des prairies
  • La coproscopie de groupe est un outil de contrôle simple - Évaluer le niveau d’infestation
  • Peu d’antiparasitaires disponibles et des délais d’attente en hausse - Rappel des médicaments et leurs délais d’attente
  • Des granulés de sainfoin, une solution au parasitisme ? Légumineuse fourragère
  • La maîtrise du parasitisme est une préoccupation majeure des éleveurs - Enquête de l’Institut de l’Élevage

Les plus lus

<em class="placeholder">Guillaume, Isabelle et Alain Durand valorisent l’espace et le lait post-colostral en engraissant 240 chevreaux chaque année.</em>
« Nous engraissons 240 chevreaux chaque année »
L’EARL Le Chêne Goirand valorise l’espace disponible et le lait post-colostral pour engraisser 240 chevreaux chaque année.
<em class="placeholder">Florence, l&#039;éleveuse de chèvres des Hautes-Alpes, prise en photo de dos</em>
« J’ai été contrôlée 13 fois en huit ans »
Florence (1), éleveuse de chèvres en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, subit un acharnement administratif et son élevage caprin a été…
<em class="placeholder">Insémination d&#039;une chèvre par l&#039;éleveur</em>
En Bretagne, « nous inséminons 150 chèvres nous-mêmes chaque année »
Passionnés de génétique caprine, Christine Masson et Adrien Delory ont choisi d’inséminer eux-mêmes une partie de leur troupeau…
<em class="placeholder">Christine, Raphaël et Philippe Monneau devant les chèvres</em>
Au Gaec Capriluz, « Nous transmettons l’élevage de chèvres à notre fils Raphaël »
Dans les Deux-Sèvres, Christine et Philippe Monneau ont anticipé la transmission de leur élevage de 450 chèvres à leur fils…
<em class="placeholder">Chauffeur ramasseur de lait au dessus d&#039;un tank à lait de chèvre</em>
L’interprofession lait de chèvre se projette à dix ans
L’Anicap, l’interprofession caprine, a répondu aux conférences de souveraineté alimentaire en se projetant dans une croissance de…
<em class="placeholder">Prix moyen payé du lait de chèvre</em>
Le prix du lait de chèvre affiche une légère hausse en 2025
En moyenne annuelle, le prix du lait de chèvre payé aux producteurs s’est élevé à 920 euros les 1 000 litres en 2025.…
Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 81,60€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre