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Des compteurs à lait pour un meilleur suivi de l’élevage

Depuis un an et demi, le Gaec La Diversité utilise un roto DeLaval de 72 postes équipé de compteurs à lait infrarouge. Objectifs : pouvoir mieux suivre le troupeau et être plus autonome au niveau du contrôle laitier.

En mai 2014, en prévision de l’installation d’un quatrième associé et d’une augmentation du cheptel de 500 à 1 000 chèvres, le Gaec La Diversité a remplacé sa salle de traite 2X15 postes par un roto DeLaval 72 postes. « Notre objectif était de traire 1 000 chèvres en moins de deux heures, expliquent Philippe et Martine Bourieau, leur fils Benoit et leur gendre Anthony Potier. Nous voulions aussi réduire la pénibilité de la traite et les astreintes et pouvoir traire à une personne. » Leur choix s’est porté sur un roto DeLaval 72 postes doté de deux sas d’entrée avec identification électronique. Pour gagner du temps, ils ont aussi créé une aire d’attente de 260 m² sur caillebotis, pouvant accueillir 1 000 chèvres en quatre lots et équipée de deux chiens électriques. « On ne perd plus de temps à transférer les lots pendant la traite ni à balayer l’aire d’attente, apprécie Anthony. Il y a aussi moins de paille sur la plate-forme et donc moins de nettoyage. Il ne faut plus que 1 h 35 pour traire 900 chèvres, 2 heures en comptant la préparation et le nettoyage. Et le travail est moins fatigant. » Chaque poste est équipé d’un compteur à lait. Un rayon infrarouge mesure le débit du lait qui circule librement dans les tuyaux. La production de lait individuelle, le débit de lait et la durée de la traite s’affichent en rouge sur le compteur. Celui-ci informe aussi le poste de traite du moment où les faisceaux trayeurs doivent être déposés. Il assure la gestion du second tour pour incident de traite. Et il indique si la chèvre doit être traite manuellement.

Être plus performants et plus autonomes

Les données sont transférées sur l’ordinateur du bureau. Un logiciel donne en permanence la quantité d’aliment distribuée par chèvre à l’entrée du roto, la durée de la traite et la production par chèvre pour la journée, la semaine et les mois passés. Une alerte est établie en cas de gros écart de production par rapport aux derniers jours. « Nous regardons régulièrement les données, assurent les éleveurs. Si une chèvre ou un lot a un problème, cela nous permet d’être plus réactifs, d’examiner la chèvre, d’adapter l’alimentation. Alors qu’auparavant nous n’avions ces données que lors du contrôle laitier, c’est à dire huit fois par an. Nous regardons aussi l’incidence des changements d’alimentation. Les compteurs nous permettent d’être plus pointus dans le suivi du troupeau. » Un autre objectif est d’être plus autonomes au niveau du contrôle laitier. « Le contrôle laitier nous coûte 20 000 euros par an, indique Benoit. Et avec l’accroissement du cheptel, le coût va encore augmenter. Notre objectif est donc de pouvoir faire nous-mêmes la prise d’échantillons. » Si les compteurs sont agréés par le contrôle laitier, la prise d’échantillons ne l’est pas encore. « DeLaval travaille pour qu’elle le soit rapidement, indique Emmanuel Bulteau, de Vendée Elevage, qui a réalisé l’installation. Et comme les équipements sont évolutifs, le Gaec pourra facilement ajouter la prise d’échantillons sur ses compteurs. » Une autre nouveauté est l’installation en sortie du roto d’un atomiseur Cerati qui envoie des microgouttelettes de désinfectant sur la mamelle pour lutter contre les cellules. « Comme nous avons beaucoup augmenté le troupeau depuis 2013, par auto-renouvellement et achat de chevrettes, nous n’avons pas encore pu juger de l’intérêt de l’atomisation pour les cellules, précise Benoit. Mais nous avons gagné du temps par rapport à la pulvérisation manuelle. Et la consommation de produit est passée de 1,4 l/chèvre/an à 0,7 l/chèvre/an. » Si les photocellules à fixer sur les stalles pour déclencher l’atomisation ont bien été installées, une connexion a également été établie entre le système d’identification et l’atomiseur.

Combien ça coûte ?

800 000 € ont été investis dans l’agrandissement et la modernisation de l’élevage : 315 000 € pour les bâtiments (agrandissement de la chèvrerie et du bâtiment chevrettes, aire d’attente, bâtiment roto), 280 000 € pour le roto, dont 50 000 € pour les compteurs à lait, 9 000 € pour l’atomiseur (avec photocellules et extracteur d’air), 13 000 € pour les deux chiens électriques, le reste dans divers équipements (silos…).

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