Aller au contenu principal

La question à… Michel Cètre, président d’Allice
Comment expliquer le développement de l’insémination animale depuis 70 ans ?

Michel Cètre, président d’Allice © Allice
Michel Cètre, président d’Allice
© Allice

" En 2016, 73 000 chèvres ont été inséminées en France ainsi que 817 000 brebis et sept millions de vaches. Allice, qui rassemble les 58 coopératives françaises d’insémination, fête ses 70 ans en 2017. C’est en 1947 qu’ont eu lieu les premiers pas de l’insémination animale. Cette technique s’est vite développée dans les élevages. D’abord pour des raisons sanitaires car l’insémination permet d’isoler les femelles dans un environnement sain sans avoir à échanger des mâles et des maladies entre élevages. C’est aussi une façon de démultiplier la bonne génétique puisqu’un éjaculat récupéré pour l’insémination donne potentiellement bien plus de descendances que la monte naturelle. L’insémination a aussi eu un impact social puisque, d’un seul coup, tous les éleveurs ont eu accès à toutes les semences disponibles pour le même prix dans toutes les régions.

Une recherche mutualisée aux ovins et caprins

Depuis, la génétique animale a connu une série d’améliorations avec le testage sur descendance, la congélation de la semence et, dernièrement, la génomique. Aujourd’hui, nous connaissons partiellement le génome des races Hostein, Montbéliardes et Normandes et nous y avons localisé une cinquantaine de caractères d’intérêt majeur ou de gènes délétères. Ce développement profite aussi aux autres races et aux espèces ovines et caprines qui bénéficient de cette recherche mutualisée. Aujourd’hui, nous devons être plus présents sur la scène internationale, que ce soit dans le cadre de partenariat européen ou d’export de semences. Il va aussi falloir trouver une nouvelle organisation des métiers avec le règlement zootechnique européen qui s’appliquera fin octobre 2018."

Allice vient d’éditer un ouvrage de 136 pages L’insémination animale - De la paillette à l’ère du génome - 70 ans d’aventure humaine.

"Un intérêt sanitaire, génétique et sociale"

Les plus lus

<em class="placeholder">Chevreaux</em>
Plus que deux abatteurs de chevreaux en France
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque…
<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols
Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’…
<em class="placeholder">boucs de race saanen</em>
Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres
Depuis le début de l’année, les éleveurs ont la possibilité de faire génotyper leurs boucs et leurs chèvres. Une quarantaine d’…
<em class="placeholder">Chèvres à l’AgroBioCampus de Davayé</em>
À Mâcon, une formation caprine accolée à une ferme
En Saône-et-Loire, le BPREA caprin allie théorie et pratique pour former les futurs éleveurs. Pour les stagiaires, la meilleure…
<em class="placeholder">Ma vie avec les chèvres</em>
Ma vie avec les chèvres
Ma vie avec les chèvres est un récit sensible où les chèvres parviennent à réparer les fragilités intérieures de l’auteur.
<em class="placeholder">Trystan Gelas, Grégoire Bobichon et Franck Deygas 
</em>
Les ressources humaines, le cœur des projets d’installations caprines
Le facteur humain est essentiel pour s’installer durablement comme éleveur de chèvres. Trois originaux parcours d’éleveurs…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre