Aux Pays-Bas, des bolus pour suivre la température, l’activité et le pH des chèvres
Le CaproBolus promet de détecter plus tôt les problèmes sanitaires, suivre le fonctionnement du rumen et mieux piloter l’alimentation. Six élevages caprins sont équipés aux Pays-Bas.
Le CaproBolus promet de détecter plus tôt les problèmes sanitaires, suivre le fonctionnement du rumen et mieux piloter l’alimentation. Six élevages caprins sont équipés aux Pays-Bas.
La société néerlandaise Capro a lancé récemment le CaproBolus, un bolus connecté spécialement conçu pour les petits ruminants. Administré par voie orale, le bolus reste dans le rumen et enregistre en continu plusieurs paramètres : température corporelle, comportement d’abreuvement et activité de l’animal. Une version plus avancée mesure également le pH ruminal.
Les données sont transmises automatiquement à une station de communication installée dans le bâtiment, puis stockées dans le cloud. L’éleveur peut les consulter à tout moment sur son smartphone ou son ordinateur. Des alertes sont générées en cas d’anomalie : hausse de température, baisse de l’ingestion d’eau, activité inhabituelle ou encore risque de mise bas imminente. L’objectif est d’aider les éleveurs à détecter plus précocement les problèmes sanitaires, mais aussi à mieux évaluer l’impact des rations et de la conduite alimentaire sur le fonctionnement du rumen.
Quatre à cinq chèvres par lot
Deux modèles sont proposés : le CaproBolus Vivo (température, abreuvement et activité) commercialisé autour de cent euros, et le CaproBolus pH à 350 euros HT. Le système nécessite également une passerelle de communication (2 800 €) ainsi qu’un abonnement annuel (495 € HT) incluant l’assistance technique et l’analyse des données. « Nous recommandons de choisir quatre à cinq chèvres à suivre par lot afin d’obtenir une image représentative », explique Anne-Riet Boerenkamp, la cogérante de Capro.
Six éleveurs néerlandais sont déjà équipés de ce système. « Pour l’heure, aucun élevage français n’est équipé de ce dispositif, indique Anne-Riet Boerenkamp, mais nous sommes tout à fait en mesure de le déployer en France. »