Aller au contenu principal

Mixité bovin-ovin
Brebis et vaches font la paire

La complémentarité entre élevage ovin et bovin offre de nombreuses synergies, en matière de pâturage, d’équipement ou de conduite sanitaire. Qu’il soit alterné ou simultané, le pâturage mixte ne pénalise pas la production des prairies, et ne favorise pas particulièrement le parasitisme : il présente même des avantages. Pour pratiquer le pâturage mixte, clôtures comme abreuvoirs peuvent être réadaptés d’une espèce à l’autre. Même anciennes, les stabulations bovines peuvent être aménagées en bergerie. Ce dossier vous propose ainsi un éclairage sur ces synergies entre bovins et ovins, mises en œuvre par des éleveurs. De récents résultats d’étude illustrent ces propos.

Alors que les exploitations agricoles se sont plutôt spécialisées ces dernières décennies, celles qui détiennent à la fois des bovins allaitants et des ovins font de la résistance. On retrouve les élevages mixtes avec des ovins viande principalement dans les bassins herbagers du centre, centre-ouest et centre-est de la France. Dans les Pyrénées-Atlantiques, un quart des exploitations détenant des ovins viande et la moitié des élevages avec des brebis laitières ​​​​​détiennent aussi des vaches allaitantes.

« Une ancienne alliance qui perdure »

En matière d’installation, la proportion en ovins viande-bovins viande est équivalente à la moyenne nationale, toutes productions confondues, et est légèrement inférieure à celle des ovins spécialisés. Leur transmission est en effet facilitée par un capital d’exploitation inférieur aux élevages bovins spécialisés : 372 000 euros contre 430 000 euros de capital d’exploitation hors foncier par unité de main-d’œuvre. Dans les Pyrénées-Atlantiques, le taux de transmission des élevages mixtes ovins-bovins est équivalent à celui des ovins laitiers. Et contrairement aux ovins viande, leur transmissibilité est facilitée par un capital d’exploitation inférieur à celui des élevages spécialisés et un endettement comparable aux systèmes ovins lait.

Des économies de fourrages stockés

En matière d’économie, l’excédent brut d’exploitation (EBE) est supérieur de 6 600 euros dans les exploitations mixtes ovins viande-bovins viande par rapport à celles spécialisées en ovins viande, sur la période 2014-2021. Cela s’explique essentiellement par une productivité de la main-d’œuvre plus importante. Car contrairement aux a priori, ces exploitations ne sont pas moins performantes que les spécialisées lorsque les bovins sont associés à des ovins viande. Ce n’est pas le cas avec des ovins laitiers malgré une évolution favorable ces dernières années de la production bovine.

En revanche, elles sont moins consommatrices de fourrages conservés grâce à la complémentarité des deux espèces au pâturage, en production ovine allaitante comme laitière. Par exemple, la saison de pâturage des brebis viande est allongée de près de deux mois dans ce type d’élevages mixtes par rapport aux spécialisés.

Source : Idele d’après MSA 2020 et Inosys réseaux d’Elevages de 2014 à 2021

Côté web

Site du ACCOMPLiR - Accroître la COMplémentarité ovin-bovin pour PLus de Résilience : https://idele.fr/accomplir/

 

  • Toutes les publications du projet
  • Les inscriptions ouvertes pour un cycle de quatre webinaires gratuits, dédiés à la complémentarité ovin-bovin, en mai-juin 2026

 

Rédaction Réussir

Les plus lus

<em class="placeholder">Des ovins au pâturage dans les Pyrénées catalanes.</em>
Des chercheurs catalans suivent le pâturage des ovins à la trace
Des chercheurs de l’Institut de recherche et de technologie agroalimentaire, basé en Catalogne, ont équipé de traceurs GPS des…
Des carcasses d'agneaux au marché de Rungis.
Accord UE-Australie : 25 000 tonnes de viande ovine et caprine concédées à l’Australie
Un nouvel accord de libre-échange a été conclu entre l’Union européenne et l’Australie le 24 mars. Les droits de douane européens…
L'éleveuse tient un chiot beauceron dans ses bras en extérieur.
Aveyron : « J’allie mes deux passions, les chiens de conduite et la sélection génétique »
Installée en Gaec en Aveyron, Amandine Gastal est éleveuse de brebis lacaunes et de beaucerons. L’élevage de chiens de conduite…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
Un éleveur se tient dans une bergerie.
Des agneaux vendus en direct au Gaec Frémon
En Loire-Atlantique, le Gaec Frémon produit des agneaux pour approvisionner en direct des bouchers nantais. Il mise sur des races…
<em class="placeholder">Un éleveur et son troupeau de Hampshire</em>
« Moins elles passent de jours en bâtiment, mieux c’est » : Nicolas conduit ses Hampshire en plein air intégral
Jeune installé en plein air intégral, Nicolas Mary mise sur la rusticité de la brebis Hampshire pour une conduite économe. Il…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre