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Vache égérie du Salon de l’agriculture 2026 : qui est Biguine choisie comme ambassadrice de cette nouvelle édition ?

Elle répond au nom de Biguine, appartient à la race Brahman et sera la vache égérie du Sia 2026 qui se tiendra du 21 février au 1er mars. Portrait.

un homme caresse une vache blanche avec la mer en arrière-plan
La vache Brahman Biguine et son éleveur André Prosper seront mis à l'honneur du Salon de l'agriculture 2026.
© Patrick Parchet – SIA 26

C’est une première. Jamais jusqu’alors une vache issue des territoires d’Outre-Mer n’avait été mise à l’honneur au salon de l'Agriculture. C’est désormais chose faite puisque Biguine apparaît désormais sur les premiers visuels du Salon international de l’agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars à Paris, porte de Versailles. Biguine, la nouvelle vache égérie, appartient à la race Brahman, une fierté des élevages martiniquais et guyanais.

Lire aussi : Une vache Brahman, venue de Martinique, sera l’égérie du salon de l’agriculture 2026

Qui est Biguine, la nouvelle vache égérie du Salon de l’agriculture ?

Celle qui a été choisie comme vache égérie par les responsables du Salon de l’agriculture porte le nom évocateur de la danse et musique rythmique originaire de Saint-Pierre. C’est en effet en Martinique qu’est née cette vache de race Brahman en 2019 dans l’exploitation d’élevage du Galion, dans la commune de la Trinité, à l’est de l’île. 

A sa naissance, alors que sa mère était restée en retrait, la nouvelle venue au monde est allée instinctivement à la rencontre de son éleveur : « Elle s’est avancée vers moi, on aurait dit qu’elle faisait des pointes. D’où son nom « Biguine », qui est une danse créole très expressive et pleine de tendresse ! », se souvient André Prosper, selon le communiqué du salon de l'agriculture. Décrite comme avenante et joyeuse, Biguine a montré sa fibre maternelle à deux reprises.

A relire : Tout savoir sur Oupette, la vache limousine égérie du Salon international de l’agriculture 2025

Quelles sont les spécificités de la race Brahman ?

Au Salon de l’agriculture, Biguine sera accompagnée de quatre vaches Brahman pour porter les couleurs de la race. Une race qui descend du zébu indien et qui a pour caractéristiques une robe blanche aux reflets gris argenté, des cornes longues, une bosse sur les épaules, une peau très lâche au niveau du cou que l’on appelle fanon, de grandes oreilles pendantes et un mufle noir. 

Sur le territoire européen, on la trouve principalement en Martinique et en Guyane. Les premiers animaux sont arrivés en Martinique dans les années 1950. Il y a plus de 45 000 bovins inscrits au livre généalogique de la race à ce jour (géré par l’UEBB). Une vache brahman peut avoir des veaux jusqu’à l’âge de 15 ans.

A relire : Aux Antilles, l’intérêt du pâturage mixte

Qui est André Prosper, l’éleveur de la vache égérie ?

Martiniquais pur souche, André Prosper puise sa passion pour la race Brahman dans ses racines familiales. À la recherche d’une alternative à la culture de la canne à sucre, son père Roger démarre un élevage bovin en 1975. C’est à l’époque une petite révolution sur un territoire qui découvre en même temps que lui cet animal rustique et authentique. André est aujourd’hui à la tête d’un cheptel de 300 vaches Brahman. Au sein de l’exploitation du Galion en tant que salarié, ce passionné œuvre au développement de la race depuis 40 ans. Cette dernière contribue à renforcer l’autonomie alimentaire en soutenant une production locale de viande bovine structurée et performante.

 

Pourquoi avoir choisi d’élever la race Brahman ?

Reconnue pour sa robustesse, la race Brahman s’adapte parfaitement à la chaleur et au climat humide. Peu sensible aux tiques et aux maladies bovines, elle incarne la résilience et l’avenir. : « La race brahman est l’élevage de prédilection des régions tropicales. Elle symbolise une agriculture à la fois productive et durable, et contribue au développement d’une production bovine résiliente face aux changements climatiques. C’est une race passionnante, qui fait pleinement partie du patrimoine agricole français. Et je suis fier de la faire découvrir dans l’Hexagone, grâce au Salon international de l’agriculture 2026, avec Biguine ! », explique André Prosper.

A relire : Salon de l’agriculture 2025 : ce qu’il ne fallait pas rater

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