Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Claude Fuchey, éleveur en Saône-et-Loire
« Un chien, ça change vraiment le travail ! »

Claude Fuchey ne saurait se passer de ses chiens pour conduire ses 300 Charolaises. Il s´est tellement pris au jeu, qu´il est devenu un habitué des finales nationales des concours de chiens de troupeau.


« Je ne l´ai jamais vu comme ça. C´est sa dernière sortie », se désole Claude Fuchey. Son chien Nicky, un puissant mâle âgé de 9 ans, marque le coup à l´issue du parcours, trop long pour ses vieilles pattes. C´est sa quatrième finale, il terminera dixième. Une paisible retraite s´annonce.
Comme tout éleveur accroc de ses chiens de troupeau, Claude Fuchey, éleveur à Saint-Martin de Commune en Saône-et-Loire, a déjà préparé la relève : deux Border collie et un Beauceron, une race rarement présente dans les concours car plus difficile à dresser mais qu´il aime bien : « les Beaucerons sont moins obnubilés par les bêtes et se fatiguent moins que les Border collie ». Il élève 300 vaches charolaises, en Gaec avec ses deux frères. « J´ai des chiens depuis dix ans. Au début, c´était uniquement pour le travail à la ferme. Puis, petit à petit, je me suis mis à faire des concours pour sortir ».
Claude Fuchey se prépare au franchissement du couloir de contention avec l´aide de son chien Nicky. ©B. Griffoul

D´abord l´utilisation au quotidien avec le troupeau
Il évoque la « passion » qui l´anime désormais. Il met d´abord en avant l´utilisation au quotidien. Son cheptel est réparti l´été en « plus de vingt lots » car le terrain est très morcelé. « Je me sers des chiens surtout pour déplacer les animaux entre les parcs et la ferme, mais aussi pour traiter les bêtes jeunes ou les montrer aux acheteurs. C´est intéressant surtout avec les jeunes qui prennent facilement peur. Avec le chien, elles sont beaucoup plus calmes qu´à plusieurs personnes où elles sentent la catastrophe. Pour de la conduite, ça change vraiment le travail. Quand on voit une génisse qui fait un écart, il n´y a pas besoin de courir. Le chien a ses habitudes, il intervient pratiquement sans ordre pour les tâches de routine. » Et ce n´est pas son épouse qui va le démentir, le cri vient du coeur : « Un chien, c´est formidable. C´est une économie de disputes et d´énervement. Souvent, on attendait au dernier moment pour déplacer un troupeau car ça portait peine. »
Bien sûr, pour en arriver à ce résultat, cela demande un certain investissement de la part de l´éleveur, surtout du temps pour dresser le chien, le faire travailler et se former soi-même. Mais, il faut d´abord bien choisir son compagnon. Claude Fuchey achète ses chiens à l´âge de 2 mois chez des éleveurs utilisateurs : « Il faut voir travailler les parents. » Jusqu´à 6 mois, c´est la phase d´éducation du chien : rappel, stop, couché.
Environ dix-huit mois pour dresser un chien
A partir de 6 à 8 mois, il commence à le mettre au contact des animaux, au début sur une petite troupe de moutons. Puis sur des bovins jeunes et guère avant 18 mois sur des vaches avec des veaux : « C´est dur car les Charolaises protègent beaucoup leur veaux. » A cet âge-là, le dressage est terminé mais le chien continue à se perfectionner pendant plusieurs années. Claude Fuchey a participé à trois formations avec ses chiens, une étape indispensable pour acquérir les bases du dressage. « Un chien ne doit pas sauter de la voiture et courir derrière les vaches ». Et pour participer aux concours, il faut même s´astreindre à une discipline supplémentaire : « J´essaie de le mettre en situation de concours. »
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Bovins Viande.

Vous aimerez aussi

Vignette
Starcover, nouvelle technologie de stimulation pour les semences de maïs

En collaboration avec Solvay et Lallemand, le semencier propose pour les semis 2019 une nouvelle technologie de…

Vignette
Le mûrier blanc : une ressource fourragère à fort potentiel
Valeur alimentaire et rendement placent cette essence sur la même ligne que la luzerne sur le plan de l’intérêt fourrager. Les…
Vignette
[VIDEO] Salers : un premier taureau sans cornes présent à Paris
Renaud Le Morvan, installé en Corrèze, a participé au concours de la race Salers du Salon de l'agriculture de Paris.…
Vignette
De la difficulté d'engraisser tous les mâles bio
Le nombre de cheptels et la demande en viande bio sont en progression. Mais en allaitant, le potentiel est sous-utilisé. Il…
Vignette
Ne pas négliger la fertilisation des prairies
Pour maximiser la pousse de l’herbe et entretenir la fertilité des sols, il est important de bien raisonner la fertilisation des…
Vignette
Caussade Semences présente le soja Wendy PZO

Caussade Semences présente également le soja Wendy PZO,  de précocité groupe 1. "Il s’agit d’une plante haute, dotée…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande