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Génétique
Les champions de Paris

Salers : Comtesse et Empire montent sur le podium

Le juge, Julien Lescure, éleveur dans le Cantal a désigné Comtesse et Empire comme les grands champions de Paris 2013


Bourgeoise au Gaec Gaillard (Cantal) a obtenu le rappel de championnat et le prix du meilleur index femelle. C'est ensuite Comtesse au Gaec Lacombe de Cros (Cantal) qui a été sacrée championne de Paris 2013. Née le 28 janvier 2007, elle possède un ISU de 110. « C'est une vache avec beaucoup de qualités de race. Elle possède un bon bassin et un bon dessus. Elle est très harmonieuse. »


Côté mâle, après avoir attribué le rappel de championnat à Cap au Gaec Delaire (Cantal), c'est Empire au Gaec Elevage Missel (Cantal) qui a remporté le premier prix, ainsi que le prix du meilleur index mâle. « C'est un taureau énorme (1330 kilos), avec un bon bassin et des qualités de race exceptionnelles. »


Le prix de la meilleure bouchère est revenu à Daisy au Gaec Elevage Missel (Cantal).

Aubrac : Vaillante et Diamant récompensés

Les juges du concours Aubrac, Michel Bos, éleveur dans le Cantal et André Veyrac, éleveur dans l'Aveyron ont désigné Vaillante à l'Earl Laurens du Pic de Mus (Lozère) et Diamant à la SCEA Montagnes d'Aubrac - Benezet (Aveyron) comme les grands champions du Concours Général Agricole de Paris 2013.

Née le 5 février 2004, Vaillante est une vache très harmonieuse. « Elle correspond au standard de la race dans ses profondeurs et ses largeurs. Elle se caractérise par son élégance, sa finesse, son volume et possède une jolie tête. » Caporale au Gaec Chassany (Cantal) a reçu le rappel de championnat femelle.

« Diamant est un taureau qui se déplace bien, élégant et puissant. Il extériorise un maximum de poids dans un minimum de volume, le tout sur de très bons aplombs. »


Blanc Bleu : des championnes hors berceau de la race

Seize animaux concourraient pour le National Blanc Bleu dans le cadre du SIA. Mme Lenne, éleveuse à Sebourg (Nord) et fraîchement élue à la présidence de l'organisme de sélection a inauguré le concours en annonçant un nouveau projet racial de sélection, de valorisation et de promotion pour la Blanc Bleue. L'OS adhère désormais à la Maison de l'Elevage du Nord, fédération des associations de races. « Nous voulons être plus proches des éleveurs, notamment des syndicats locaux de race qui existent dans toute la France. Tout le système de qualification des animaux sera réétudié avec la méthodologie pratiquée en Belgique, avec le concours de l'association wallonne de l'élevage et du herd-book Blanc Bleu Belge. »

Jean-François Lesage, éleveur dans le Nord, et un juge belge ont nommé grande championne du concours Eblouie. C'est une fille de Harley appartenant au Gaec Morisset (Maine-et-Loire). Son avant main exceptionnellement large a fait toute la différence. Elle est aussi très longue, avec les côtes rondes, une démarche impeccable et une très bonne arrière main. Quant à Gamine, championne jeune, elle a beaucoup d'avenir. Cette fille de Adajio âgée de 18 mois appartient au Gaec Dubourg (Côtes d'Armor) est très fine et très longue.

 

Parthenaise : prime à la jeunesse avec Ebene et Epeautre

Ebene a été sacrée championne à quatre ans. Elle a beaucoup de format, de longueurs, un bassin remarquable et beaucoup de fonctionnalité. Elle appartient à l'EARL Babin (Deux-Sèvres) qui en était à sa 28ème participation au Salon de Paris sur trois générations d'éleveurs et s'est toujours beaucoup impliquée dans le schéma génétique racial.

Chez les mâles, c'est Epeautre, appartenant au Gaec Christ'al et né au Gaec Delion qui l'a emporté. Fils de Ti Lapin sur une vache reconnue, il a séduit pour son dessus d'épaule, son aloyau et son excellente arrière main. Il était aussi très bien préparé.

Le prix de synthèse est revenu à Cendrillon de l'EARL Les Gats (Vendée), une vache de six ans remarquable pour ses longueurs avec un Ivmat de 121, qui produit du format, de la croissance et de l'éclatement.

Le challenge de l'organisme de sélection Parthenais a été décerné au Gaec Les Sapins (Deux-Sèvres) qui en particulier dispose de trois taureaux de monte naturelle très bien indexés.

Le label rouge parthenais a fait état de son bon développement et a annonçé être à la recherche de nouveaux éleveurs apporteurs.

Rouge des Prés : Chabal superstar

Chabal était le taureau le plus lourd du salon avec ses 1790 kilos, et ce taureau très habitué des podiums avait son fan club dans les tribunes. Appartenant au Gaec Coquereau (Maine-et-Loire), Chabal est un fils d'Ijou.

La championne est Epatente, appartenant à Jean-Claude Pichon (Mayenne). Fille de As sur une mère par Trivacton, elle illustre un excellent travail de cumul génétique. Epatente était aussi présentée en excellentes conditions malgré le fait qu'elle avait vêlé depuis peu.

Le juge unique Frédéric Jaffray, du Loir-et-Cher, était assisté de Pierre Albert, jeune éleveur de Moselle. Albéric Valais a annonçé un renforcement du partenariat de l'AOC Maine Anjou avec les restaurants Hippopotamus. Pour la première fois en race Rouge des Prés, un concours de jeunes pointeurs avait aussi été organisé au SIA. Ce fut aussi l'occasion de saluer chaleureusement le départ en retraite d'Annick Renaud, secrétaire de l'organisme de sélection.



Limousin : « Respecter les fondamentaux de la race »

« Ma priorité, c'est de respecter les fondamentaux de la race. Pour moi c'est d'abord les qualités de bassin pour les facilités de vêlage, puis la qualité des dessus associée à une bonne longueur de façon à avoir une forte proportion de muscles nobles bien valorisés. Et pour les femelles, j'ai ensuite accordé toute son importance à la qualité des mamelles pour que les trayons soient facilement préhensibles par des veaux nouveaux nés » expliquait Sébastien Jacqueline, éleveur dans la Manche et juge unique du concours général Limousin. « C'était la première fois que j'étais juge à Paris. C'est le concours le plus prestigieux. Le fait d'avoir à arbitrer entre les animaux issus des meilleurs élevages de France c'est aussi pour moi une reconnaissance. Mais la Limousine progresse dans tous les départements français. Il est donc cohérent d'avoir des juges venus des zones d'expansion. »

Pas grand renouvellement en revanche du côté des élevages lauréats. Le Gaec Pimpin a encore une fois été incontournable sur ce concours, remportant un prix de championnat, deux premier prix de section et le prix de synthèse femelle. Quand à Sébastien Jacqueline, il ne camouflait pas sa préférence pour la championne. « Si j'avais la possibilité de ramener l'un des deux champions sur mon exploitation ? Je donnerai ma priorité à Chinoise, c'est vraiment l'animal qui a le type de morphologie que je recherche. »

Charolais : Un champion au nom prémonitoire

C'est un charolais 100% auvergnat de 1515 kilos qui est monté sur la plus haute marche du podium. Né dans les Combrailles du Puy de Dôme, chez Bernard Olivier, c'est par son père Suzerin GIE un produit de l'un des taureaux appartenant au GIE Charolais leader. Champion le bien nommé fait désormais carrière au Gaec Valignat dans l'Allier. « Ce taureau nous a ébloui par sa prestation. » expliquait Alain Rousseau, l'un des deux juge des mâles de ce concours. « Il a une tenue extraordinaire. Une belle taille, un bon gabarit, une démarche impeccable. C'est sans hésitation le taureau aujourd'hui le plus complet. »

La championne est quand à elle Nivernaise. Elle est née et appartient à l'Earl Touillon-Moiron, un élevage qui présentait également un jeune taureau qui a terminé premier de sa section. Jean-Christian  Raymond, juge des femelles ne tarissait pas d'éloge sur cette jeune vache très typée. « Elle a d'excellentes qualités de race et une tête superbe avec ce mufle très large que l'on recherche dans la race Charolaise. Elle est également très bien suitée. »

Blonde d'Aquitaine : La belle descendance d'Arpagon

Qu'il s'agisse des animaux ou de leurs propriétaires, les champions Blonds de cette édition 2013 sont bien connus des amateurs de génétique Blonde d'Aquitaine. Dior, le champion est détenu en copropriété par Jean-Marc Daniau et Patrick Sazy, dans le Tarn et Garonne. Il est né chez ce dernier et avait obtenu le prix de championnat mâle lors du dernier national de Cournon. Quand à Déflorée, la championne, elle s'était elle aussi distinguée à ce même concours et appartient à un autre membre de la famille Sazy : Eric, frère de Patrick, lui aussi éleveur et négociant dans le Tarn et Garonne. Pour la petite histoire, précisons aussi que Dior et Déflorée ont eux aussi un lien de parenté très étroit. Ces deux animaux sont nés du même père, Arpagon, un taureau qui a été utilisé dans les élevages de ces deux frères.

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