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Pays de Loire
L´AOC Maine-Anjou a dynamisé la Rouge des Prés

Avec l´obtention de l´AOC Maine-Anjou, la Rouge des prés retrouve des couleurs. Des projets renaissent avec des systèmes de production qui retrouvent une crédibilité.


Le vent aurait-il tourné ? Tout au long des années 90 et 2000, la race Rouge des prés, anciennement Maine-Anjou, n´en finissait pas de perdre des effectifs. Enrayer son déclin en valorisant les spécificités de la race et d´un mode d´élevage herbager extensif (un hectare d´herbe par vache), tel était le pari des éleveurs sélectionneurs qui se sont engagés dans la démarche AOC, il y une dizaine d´années. Quelques années après l´obtention de l´appellation d´origine pour la viande Maine-Anjou en 2004, le pari semble en voie d´être gagné. Avec un effectif se stabilisant autour de 47 000 vaches, la baisse est désormais minime, les inséminations repartent à la hausse. « La tendance est en train de se retourner. Mais l´effectif n´est pas un but en soi. L´essentiel est que les éleveurs gagnent bien leur vie et soient bien dans leur tête. L´AOC a permis de ressouder tout un public autour de la race et de refonder le projet racial », assure Albéric Valais, directeur de l´Upra.
Grâce à l´AOC, la race Rouge des prés retrouve une meilleure image et fait de nouveau l´objet de projets d´installation. ©S. Bourgeois

Visibilité à long terme
C´est bien de ce point de vue-là, - la structuration d´un projet collectif - , que l´AOC a eu les effets les plus bénéfiques, bien plus que sur le strict plan économique. En soi, le développement n´est pas spectaculaire, quelques dizaines d´animaux de plus tous les ans (1257 bêtes estampillées AOC en 2006, parmi lesquelles 130 boeufs, fournies par 205 éleveurs).
Mais, l´ambiance autour de la race Rouge des prés et de la viande Maine-Anjou a changé. « On commence à retrouver des projets d´installation de jeunes qui reprennent des troupeaux en disant clairement qu´ils le font parce qu´il y a l´AOC. On voit aussi des projets de création de troupeaux. L´AOC donne une visibilité à long terme sur le marché et permet de structurer le projet. » Et le directeur de l´Upra de constater avec satisfaction que, côté organismes de développement ou financiers, « les gens ne nous rigolent plus au nez. Nous avons remis en place des partenariats et des programmes de recherche-développement dont on ne rêvait plus. Nous avons beaucoup travaillé pour changer notre image dans notre environnement. »

Reste sans doute maintenant à donner davantage d´envergure économique à la filière. Environ 90 % de la production est aujourd´hui commercialisée dans une quinzaine de magasins Auchan, de la région de production principalement. Un « partenariat sympathique », affirme Albéric Valais, qui n´en dira pas plus. « Il a manqué un peu d´offre en 2006 », concède-t-il. Les éleveurs sont payés selon une grille qui leur attribue une plus-value d´environ 10 % par rapport aux cotations régionales ; le prix moyen des vaches s´élevait à 3,63 euros par kilo carcasse en 2006 pour un poids moyen de 472 kg, soit un prix global de 1713 ?. « Notre objectif est de développer la filière, l´organiser comme il faut puis d´autres projets arriveront », conclut-il. Des projets de transformation par exemple (steak haché.) pour notamment valoriser les avants dont « une partie n´est pas forcément distribuée en AOC ».
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