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Arco/Castel Viandes - Flunch
Des jeunes bovins salers engraissés en prestation de services

L´organisation de producteurs bretonne Arco a mis en place des jeunes bovins salers dont l´engraissement est réalisé en prestation par une quinzaine de ses adhérents. Après deux ans de préparation, cet automne, la filière Castel Viandes - Flunch a pris corps.


Fin novembre, sont arrivés dans une dizaine d´élevages adhérents à l´organisation de producteurs Arco, en Bretagne, des broutards salers un peu particuliers. Les animaux seront consommés cet été dans des restaurants Flunch, avec une communication sur leur race et leur origine cantalienne, la maitrîse du risque OGM de leur alimentation, et la richesse de leur viande en oméga 3. Mais l´originalité principale de cette filière est que l´abatteur, SA Viol Castel Viandes à Châteaubriand en Loire-Atlantique, a acheté les animaux maigres et que les engraisseurs seront rémunérés pour leur prestation.
Cette filière correspond finalement à l´organisation d´un courant commercial qui existait déjà, et même qui, depuis deux ans, se développait et devenait assez lourd à gérer faute de planification. Flunch souhaite aussi désormais pouvoir communiquer sur l´origine et les conditions d´élevage des animaux. Il fallait donc pour cela que le restaurateur passe des contrats avec ses partenaires. Une seule organisation de producteurs du Cantal, l´Adéca, a coordonné les disponibilités en maigre.

En ce qui concerne l´engraissement, trois organisations de producteurs sont partie prenante au même niveau : Arco, Agrial et Copelveau se sont engagés pour 500 jeunes bovins chacun. A cause de la saisonnalité de la disponibilité en broutards et du temps technique de transformation, les abattages sont programmés de mai à juilllet. Flunch utilisera l´ensemble de la carcasse en juillet et août.
Pour fixer le niveau de la prestation d´engraissement, le calcul d´un coût de revient du jeune bovin a été validé par les différents partenaires de la filière. « Nous avons calculé un coût de production spécifique qui prend en compte la rémunération du travail de l´éleveur, ce en quoi notre démarche se distingue d´autres systèmes de contractualisation de jeunes bovins », expliquent Joël Serrand, responsable technique et qualité, et Denis Métayer, responsable de l´OP Arco.
Deux euros par jour pour un GMQ de 1300 g/jour. C´est le niveau de prestation que touchera l´engraisseur. ©S. Bourgeois

Une rémunération fonction de la technicité de l´éleveur
Pour un jeune bovin salers produit à partir d´un broutard primé, engraissé de 400 à 712 kg vif, le coût de production intégrant la rémunération de la main-d´oeuvre a été évalué à 480 euros. Pour 240 jours de présence en engraissement, ce qui correspond à un GMQ de 1300 g/jour de moyenne, l´éleveur recevra donc 2 euros par jour et par animal. Si les performances de croissance sont en-dessous, une grille a été établie pour que la rémunération y soit proportionnelle. L´éleveur bénéficiera de la prime à l´abattage de 2006 de 32 euros.
« Les conditions d´engraissement ont été définies de façon très précise. En effet, l´état d´engraissement final y est directement lié et il conditionne le rendement du travail de la viande, un point-clé de la rentabilité de la filière », explique Joël Serrand.

Arco a décidé de proposer à ses adhérents des lots d´une trentaine de broutards. Cette taille critique permet de motiver les engraisseurs sur la technique préconisée, et aussi de maîtriser les frais de transport. « Nous avons mis au point spécialement un itinéraire alimentaire conforme aux exigences du cahier des charges. » Un encadrement technique spécial a été mis en place chez Arco pour les engraisseurs engagés dans cette filière. Les éleveurs doivent adhérer à la Charte des bonnes pratiques d´élevage.
« Nous espérons que cette filière va monter en puissance comme prévu sur les trois prochaines années », annoncent Joël Serrand et Denis Métayer. Les modalités en seront certainement adaptées à des broutards légers comme on s´attend à les trouver à l´automne prochain. Les animaux maigres doivent non seulement être nés dans le Cantal et avoir passé leur premier été à l´estive, mais aussi avoir reçu une alimentation assurant la maitrîse du risque OGM. Quant au statut des élevages d´origine par rapport à l´IBR, pour l´instant la difficulté est contournée car la plupart des ateliers bretons spécialisés en viande bovine sont dérogataires.
Source : Arco.

Chiffres clés
Une des rations Arco des jeunes bovins salers après période d´adaptation :
- paille en ratelier à disposition
- maïs ensilage à volonté
- blé : 1,5 kg/jour
- Bovinéo pro SC : 1,8 kg/jour (correcteur azoté PCR négatif avec levures vivantes encapsulées) remplacé durant les 100 derniers jours par Bovioméga : 2 kg/jour (contenant des graines de lin extrudées riches en oméga 3)
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