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Bilan encourageant pour les ventes en station

Malgré le contexte, le bilan des ventes dans différentes stations d’évaluation du territoire français est encourageant. Preuve que l’utilisation de ces outils est passé dans les mœurs.

À la station du Marault à Magny-Cours, dans la Nièvre, une bonne quarantaine de taureaux sont évalués et vendus chaque année avec la volonté de retenir en priorité lors du recrutement des animaux prédisposés pour garantir des vêlages faciles.
À la station du Marault à Magny-Cours, dans la Nièvre, une bonne quarantaine de taureaux sont évalués et vendus chaque année avec la volonté de retenir en priorité lors du recrutement des animaux prédisposés pour garantir des vêlages faciles.
© HBC

« Avec une moyenne de 3796 euros pour les vingt-six taureaux qualifiés sans compter les cinq vendus à prix fixe pour l’IA, c’est l’une de nos meilleures ventes », estimait Vincent Loiseau directeur de l’Organisme de sélection Parthenais en analysant les résultats de la vente du 26 mars dernier à la station de Melle dans les Deux-Sèvres. Et de préciser : « nous avions environ 25% d’acheteurs ne faisant pas partie de la base de sélection. C’était aussi une belle série avec peu de taureaux issus d’IA en ligne directe et de ce fait une grande diversité d’origines. C’est une donnée favorable pour attirer les acheteurs. » La bonne valorisation des femelles de boucherie Parthenaise n’est pas non plus étrangère à cette vente réussie.

Échos sensiblement identiques du côté de Blonde Génétique. « Avec 41 veaux qualifiés, tous vendus à une moyenne de 4467 euros dont un à 10 500 euros, la vente du 17 avril peut être qualifiée d’exceptionnelle. En faisant mieux connaître le travail réalisé en station, on élargit progressivement le cercle à une nouvelle  frange d’acheteurs», estime Jérôme Nègre, son responsable. Un début de printemps favorable aux différents travaux de saison et en particulier aux semis de maïs a contribué à faire venir du monde puisque la plupart des travaux ont pu être réalisés dans les délais souhaités. « Bien entendu, le moral des éleveurs est perfectible, mais la situation ne doit pas être exagérément noircie pour autant. »

Des ventes organisées en période de mise à l’herbe ou juste avant contribuent aussi à renforcer la demande pour pallier à la défaillance de certains taureaux adultes. Et Vincent Loiseau d’estimer que les éleveurs gagneraient à fréquenter avec davantage d’assiduité les ventes organisées à l’automne. Même si elles se traduisent par un animal supplémentaire à hiverner, elle permettent d’avoir au printemps un mâle âgé de pratiquement deux ans, mieux à même de pouvoir être utilisé sur un lot de femelles plus conséquent.

Du côté de la Limousine, Romain Ferrier directeur de la communication à France Limousin sélection qualifie le bilan « d’assez contrasté selon les stations » et reconnaît que « le contexte économique difficile se fait clairement ressentir. »

Précieuses informations techniques et garanties sanitaires

Sans occulter les trésoreries tendues dans les exploitations, Michel Baudot, président du herd-book et de l’OS Charolaise reconnaît de son côté qu’il craignait des ventes plus difficiles pour les nombreuses stations d’évaluation existantes pour cette race. « Les stations qui n’étaient pas un outil prioritaire le deviennent. La plupart des ventes ont désormais lieu en cours d’hiver et sont donc plus en phase avec les dates de mise à la reproduction qui ont lieu de plus en plus tôt en saison. » De nombreux éleveurs souhaitent aussi pouvoir acheter un taureau susceptible d’être utilisé de suite en s’épargnant son hivernage. « On est dans le bon créneau pour les dates de vente et l’âge des animaux au moment de la vente. » Quand vient l’heure du choix, un nombre croissant d’éleveurs est surtout soucieux de pouvoir profiter des nombreuses informations techniques et garanties sanitaires qui accompagnent les taureaux proposés en station. Sans même parler des économies de temps et de kilomètres pour aller dénicher en ferme l’animal qui leur convient, le fait d’avoir une cinquantaine de taureaux rassemblés en un même lieu facilite ce choix.

Parmi les évolutions pour la campagne à venir, à signaler dans le Limousin que les revenus dégagés par l’unité  de méthanisation mise en place à la station de Lanaud vont permettre de réduire un tant soit peu le coût de la pension. Pour cette même station, des ristournes de 190 euros sont également confirmées pour les nouveaux apporteurs, ainsi que pour les animaux génétiquement sans cornes et/ou jugés particulièrement intéressant pour leur profil qualités maternelles.

 

Bilan non exhaustif de quelques ventes

- En Aubrac, les deux ventes ont eu lieu fin mars et mi-avril. Compte tenu de la qualité des séries, un nombre supérieur de taureaux ont été proposés aux enchères cette année. 36/38 ont été vendus à la première vente et 33/33 à la seconde. Par contre, les prix sont inférieurs d’environ 150 euros par tête par rapport à l’an dernier : 3088 euros pour la première bande et 3 180 euros pour la seconde. Deux taureaux ont été vendus en Allemagne et deux au Luxembourg.

- En Limousine, la vente du 8 avril des animaux qualifiés RJ à Lanaud a permis d’adjuger tous les animaux à une moyenne de 4 995 euros, prés de 160 euros de plus que celle de l’an dernier à pareille époque.

- En Salers, la première vente du 4 février proposait 22 taureaux lors d’une vente aux enchères sous enveloppe. Seize ont immédiatement trouvé preneur. D'autres ont été vendu dans la foulée. Au final, le prix moyen est de 3335 euros et la meilleure vente : 8105 euros est à mettre au crédit de  Gènes Diffusion. Pour la seconde bande vendue le premier avril 27 des 32 taureaux proposés ont été adjugés à une moyenne de 3465 euros dont deux vendus en Irlande.

- En Charolais, il existe dix stations. Ensemble, elles ont  permis d’évaluer 667 animaux. Le prix moyen de ceux vendus aux enchères oscille entre 2732 et 3240 euros selon la station.

À noter

- En Limousine, cette campagne de vente qui s’achève était pour les taureaux de la station de Lanaud marquée par une réorganisation du catalogue récapitulant les caractéristiques génétiques et génomiques des animaux. Parmi les nouveautés : la couleur, une photo pour chaque animal ainsi qu’un commentaire, les informations relatives à la pelvimétrie...

- Quelle que soit la race, ces catalogues peuvent désormais être téléchargés depuis le site internet des différentes OS permettant aux éleveurs de faire tranquillement sur écran depuis leur domicile un « pré-repérage » des animaux qui les intéresse.

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