SIA 2026 : Dans les régions, une moindre affluence pour acheter les fromages
Avec 25 % de visiteurs en moins sur les premiers jours du Salon de l’agriculture, les pavillons régionaux peinent à attirer la foule. Pour les fromagers fermiers, les ventes ne couvrent pas toujours les frais engagés, malgré des initiatives pour dynamiser les stands.
Avec 25 % de visiteurs en moins sur les premiers jours du Salon de l’agriculture, les pavillons régionaux peinent à attirer la foule. Pour les fromagers fermiers, les ventes ne couvrent pas toujours les frais engagés, malgré des initiatives pour dynamiser les stands.
Avec un visitorat en baisse de 25 % sur les quatre premiers jours du Salon de l'agriculture, la foule ne se pressaient pas dans les pavillons consacrés aux produits régionaux. Après trois jours de salon, Marion Benazet se mordait un peu les doigts d’être venus à cette édition. Cette fromagère de Haute-Garonne propose, avec son frère, fromages de chèvre et viande bovine. « On s’est décidé à venir sur un coup de tête mais je pense que ce n’était vraiment pas la bonne année, regrette-t-elle. Ça nous a couté environ 10 000 euros entre le transport, le stand et l’hébergement mais je crois qu’on va perdre de l’argent. C’est simple, je vends mieux à la maison qu’ici ! »
Lire aussi : « Je propose des plats festifs à emporter à base de lait de chèvre au salon de l’agriculture »
« C’est compliqué,, confirmait lundi soir Jean-Frédéric Granger, fromager fermier de la Vienne, sur le stand de la route des fromages de chèvre de Nouvelle-Aquitaine où l’affluence reste aussi modeste. Nous sommes au deuxième étage du hall et tous les visiteurs ne montent pas jusqu’ici. Heureusement, nous avons pu commercialiser des plateaux apéritifs avec fromages et charcuteries caprines pour différents évènements qui se tenaient sur le salon », apprécie le fromager.
Lire aussi : Salon de l’agriculture 2026 : « Nous avons 25% de visiteurs en moins »
Même ambiance au stand des fromages picodon, rigott de Condrieu et chevrotin où les professionnelles tentent de vendre les 6 300 fromages ramenés d’Auvergne-Rhône-Alpes. A défaut de clients, le stand reste quand même un moyen pour les producteurs pour se retrouver et échanger. Dimanche, les visiteurs passant au stand de l’Ardèche avaient pu apprécier la dégustation de viande de chevreau, simplement assaisonnée de poivre et de sel, avant de repartir avec une originale recette de cabri aux amandes.
Toujours au deuxième étage, le stand des cinq fromages AOP de la région Centre-Val de Loire, avait lui fait plancher cinq crémiers fromagers de la région pour créer un plateau de fromage, mettre en scène une vente et imaginer une sculpture à base de pouligny-saint-pierre.