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Punaises en framboisiers : sachez les reconnaître

Les framboisiers attirent une diversité de punaises. Franz Vanoosthuyse, entomologiste de formation et chef de projet arboriculture à Invenio, nous aide à les distinguer.

<em class="placeholder">Framboisiers à Douville, en Dordogne, sur le site d&#039;expérimentation d&#039;Invenio.</em>
Trois principales familles de punaises ont été identifiées en framboisier : les Pentatomidés, les Miridés et les Coréidés.
© Catherine Gerbod

Halyomorpha halys (Pentatomidés)

La « punaise diabolique » est grosse (12-17 mm) et souvent brune. Sur ses antennes, on voit des taches blanches à cheval entre le quatrième et le cinquième article (1) et à la base du quatrième. Comme la plupart des punaises, elle est suspectée de dessécher les drupéoles des framboises et de laisser un goût désagréable sur le fruit.

 

 
<em class="placeholder">Punaise Halyomorpha halys. </em>
Punaise Halyomorpha halys. © Franz Vanoosthuyse

Nezara viridula (Pentatomidés)

La « punaise verte ponctuée » est assez grosse (13 mm). Elle a trois petits points en haut du scutellum (partie du thorax de forme triangulaire), et la partie membraneuse de ses ailes est relativement claire. Son impact sur le goût du fruit est à l’étude.

 

 
<em class="placeholder">Punaise Nezara viridula. </em>
Punaise Nezara viridula. © Franz Vanoosthuyse

Liocoris tripustulatus (Miridés)

Petite punaise (4-5 mm), elle est reconnaissable à ses trois triangles jaune orangé.

 

 
<em class="placeholder">Punaise Liocoris tripustulatus. </em>
Punaise Liocoris tripustulatus. © Franz Vanoosthuyse

Lygus pratensis (Miridés)

Un peu plus grande que Liocoris et plus allongée, sa couleur peut aller du vert clair au marron foncé mais, en framboise, elle est souvent verte ou jaune verdâtre.

 

 
<em class="placeholder">Lygus pratensis.</em>
Lygus pratensis. © Franz Vanoosthuyse

Coreus marginatus (Coréidés)

La « corée marginée » est une grande punaise brune, comparable en taille à une Pentatomidés, mais avec un scutellum beaucoup plus petit, comme les autres punaises de sa famille. Elle est relativement allongée et son premier article (1) antennaire est plus large que les autres.

 

 
<em class="placeholder">Punaise Coreus marginatus. </em>
Punaise Coreus marginatus. © Franz Vanoosthuyse
(1) Les articles sont des segments d’antennes séparés par une articulation, le premier étant le plus proche de la tête.

À savoir sur les punaises en framboisiers

Trois principales familles de punaises ont été identifiées en framboisier : les Pentatomidés, les Miridés et les Coréidés. Des études sont menées pour comprendre laquelle est la plus présente et la plus problématique.

La plupart des punaises sont suspectées de dessécher les drupéoles des framboises.

Les couleurs ne dépendent pas des familles, mais de l’espèce de punaise.

Pour les Miridés, les punaises sont souvent très petites comparées aux deux autres familles.

Pour les Pentatomidés, les antennes sont formées de 5 articles (1) contre 4 pour les Coréidés.

Les ailes des Pentatomidés recouvrent presque entièrement l’abdomen, alors qu’il dépasse un peu en largeur chez les Coréidés.

Pour les Coréidés, les punaises sont plus allongées que chez les Pentatomidés, dont le corps laisse schématiquement voir cinq principaux angles.

(1) Les articles sont des segments d’antennes séparés par une articulation, le premier étant le plus proche de la tête.

Caractériser les dommages des punaises en framboisiers

Les punaises diaboliques sont étudiées via le projet interfilières Pacte (2025-2029), avec la noisette en chef de file et plusieurs partenaires dont Invenio. Parmi les stratégies expérimentées, il y a l’« Attract and Kill » (on attire ces insectes hors de la zone de production pour les tuer) et la lutte biologique, avec des guêpes parasites qui pondent dans les œufs de la punaise - pas encore testées en framboise. Sur framboisiers, Franz Vanoosthuyse réalise un suivi par piégeage avec des attractifs (phéromones) à l’extérieur des tunnels, et un suivi à l’intérieur par comptage. Ses recherches consistent aussi à isoler des framboisiers puis à introduire des punaises à différents stades, du jeune fruit vert au fruit rouge. « Nous étudions alors les dommages, explique-t-il. Les punaises piquent-elles les fruits ? Laissent-elles vraiment un goût sur les framboises ? Quel est le dommage physique ? Nous les soupçonnons d’assécher les drupéoles, mais nous voulons savoir à quel stade elles le font, et si le dommage est différent selon le stade attaqué. » Les tests sont en cours. Ils incluront à l’avenir des larves, probablement très nocives. « Elles se nourrissent beaucoup, et sont plus nombreuses que les adultes. De plus, la taille des amas d’œufs rend possible la ponte directement sur les tiges, feuilles et fruits », observe l’expérimentateur. Par ailleurs, en framboises de transformation, Invenio planche sur une machine qui aspirerait les punaises à la récolte.

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