Drosophila suzukii en cerise : monter en compétences pour survivre
Face à la mouche Drosophila suzukii, la technicité est désormais un facteur clé de succès pour les producteurs de cerises.
Face à la mouche Drosophila suzukii, la technicité est désormais un facteur clé de succès pour les producteurs de cerises.
« Depuis 2010, expose TerCo CFR sur son site, les filières de cerises, fraises et petits fruits rouges en France subissent les attaques dévastatrices de la mouche Drosophila suzukii. Couplées au retrait progressif des pesticides, la production de cerises a baissé de près de 40 % entre 2014 et 2024 (FAO stats). » Cette mouche de deux à trois millimètres de long, dotée d’un redoutable organe ovipositeur aux dents noires et épaisses, oblige les producteurs à monter en compétences pour survivre. « Faire de la cerise, un fruit historiquement très facile à produire, est devenu beaucoup plus technique », contextualise Aliénor Royer, ingénieure d’expérimentation cerise au CTIFL La Tapy. Cette technicité accrue, facteur de succès, rime souvent avec spécialisation, bien que l’on puisse être très technique sans être spécialisé. Ainsi, parmi les producteurs qui ont renoncé à la cerise ces dernières années, un profil ressort plus particulièrement selon Simon Fellous, chercheur à l’Inrae : « les petits producteurs en polyculture qui faisaient de la cerise en complément et les producteurs peu informés ».