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Colza : quelles méthodes pour mesurer le niveau d’attaque des larves d’altise ?

Le test Berlèse est un passage obligé dans les conditions d’emploi du produit Minecto Gold. Mais Terres Inovia travaille à une méthode d’estimation plus rapide du niveau d’infestation du colza en larves d’altises.

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La présence de larves d'altise peut se voir au travers de marques sur les plantes, comme des trous sur les pétioles.
© Terres Inovia

Avec Christian Gloria

Rendu obligatoire avant de recourir au produit Minecto Gold autorisé à nouveau cette campagne, le test Berlèse permet d’estimer le nombre de larves de grosses altises présentes dans les pieds de colza. Il consiste à prélever 20 plantes réparties sur cinq zones de la parcelle (quatre plantes successives par point). Après préparation des rosettes, les plantes sont placées sur un grillage au-dessus d’une caisse et laissées à sécher pendant environ sept jours dans un local chauffé à 20 °C minimum. Les larves tombées dans le bac sont ensuite dénombrées. Le comptage est réalisé à partir du début novembre, puis renouvelé toutes les deux à trois semaines si nécessaire. À titre indicatif, Terres Inovia recommande de raisonner une intervention insecticide à partir de 2 à 3 larves par pied, en tenant également compte de la vigueur du colza et des résultats de l’OAD « Colza risques larves de grosse altise ».

« Il n’y a pas mieux que le test Berlèse pour évaluer le niveau d’attaque des larves d’altise. Mais la méthode est assez contraignante dans sa mise en œuvre et les résultats ne sont connus que 7 à 10 jours après. Cela peut occasionner un retard dans l’intervention insecticide si les larves sont déjà bien présentes, observe Aurore Baillet, de Terres Inovia. Nous mettons au point une méthode d’estimation plus rapide même si elle se montre moins précise que le test Berlèse. Elle se base sur l’observation en parcelle de plantes porteuses de cicatrices caractéristiques de larves d’altises, voire de dissection de plantes pour mesurer le pourcentage de pieds porteurs de larves. Nous allons communiquer sur cette méthode auprès des techniciens cet automne, pour un déploiement sur le terrain dans le futur. »

Des informations utiles dans les BSV

Par ailleurs, Terres Inovia utilise des modèles de prévision basés sur les températures permettant de savoir à l’échelle d’une région ou d’un secteur quand les œufs d’altises vont éclore et d’estimer les dates d’apparition des différents stades larvaires. Ces informations sont communiquées dans les bulletins de santé du végétal (BSV). « Elles permettent de positionner un éventuel traitement, mais pas de savoir si une parcelle a besoin d’être traitée ou pas. Pour cela, il faut mesurer le niveau d’attaque au champ », prévient Aurore Baillet.

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