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Agence Bio : comment le nouveau président tente de rassurer sur le salon de l’Agriculture

Devant une partie de son équipe et des journalistes, Bruno Martel, nouveau président du GIP, a tenté de rassurer sur l'avenir de l’Agence Bio, présente au salon de l’Agriculture uniquement à travers son bus de campagne.

Bruno Martel, nouveau président du groupement d’intérêt public (GIP), ce 26 février au salon de l’agriculture sur le stand de la Coopération agricole.
Bruno Martel, nouveau président du groupement d’intérêt public (GIP), ce 26 février au salon de l’agriculture sur le stand de la Coopération agricole.
© Nathalie Marchand

L’avenir de l’Agence Bio, son budget, le licenciement de sa directrice générale ou encore l’absence de stand porte de Versailles font couler beaucoup d’encre durant ce salon de l’agriculture 2026. A l’occasion d’une conférence de presse organisée sur le stand de La coopération agricole ce 26 février, Bruno Martel, nouveau président du groupement d’intérêt public (GIP), a tenté de rassurer devant une partie de son équipe.

« Cette année nous avons un stand en extérieur, un bus pour des questions budgétaires. Cela a réduit de moitié nos dépenses pour notre présence au salon de l’agriculture mais notre visibilité est peut-être doublée », affirme-t-il devant les journalistes, se félicitant de la météo clémente qui incite les visiteurs du salon à s'arrêter en dehors des pavillons.

Lire aussi : Agence Bio : « C’est la première année où on perd des fermes bio, avec 386 fermes en moins »

Un budget suffisant à l’Agence Bio pour assurer ses trois missions assure son président

Concernant le budget, Bruno Martel rappelle qu’il était de 17 millions d’euros en 2025 (en recul de 10 millions par rapport à 2024 du fait de l’arrêt des fonds de planification écologique). « Un budget reconduit en 2026 avec 8,8 millions d’euros pour le Fonds d’avenir bio, 1,7 million d’euros pour les campagnes de communication (dont 900 000 euros ajoutés par le ministère de l’agriculture) et 2 millions d’euros pour le fonctionnement », précise le président.

Un « budget qui permet à l’Agence bio d’assurer ses trois missions, à savoir : capter et analyser la donnée, réaliser des actions de communication et gérer le fonds avenir bio », assure-t-il soulignant que le GIP dispose d’un plafond d’emploi de 19 salariés équivalent temps plein à fin 2026 (soit un de moins par rapport à l'année précédente).

Lire aussi : Coupes budgétaires : « Annie Genevard veut-elle la peau de l’agriculture biologique ? »

Laure Verdeau n’a plus de mandat de directrice générale

Quid de la direction de l’Agence Bio ? « La directrice Laure Verdeau est encore salariée mais son mandat s’est arrêté en janvier. Le processus de recrutement d’un nouveau directeur est en cours », répond Bruno Martel. 

« Pour l’heure l’Agence Bio fonctionne et c’est Laurence Foret Hohn, directrice adjointe, qui assure l’intérim », poursuit-il. Et d’affirmer que « contrairement à ce que l’on entend, les relations sont bonnes avec les deux ministères de tutelle que sont le ministère de l’Agriculture et le ministère de la Transition écologique : ils sont bien présents à chacun de nos conseils d’administration », poursuit-il.

Interrogé sur l’absence des filières bios dans les conférences de souveraineté, le président de l’Agence Bio assure que « des travaux réalisés par l’Agence ont été repris dans les plans même si les objectifs n’ont pas été déclinés par type de production » et que « le bio a aussi été intégré dans les travaux réalisés en région ». 

Lire aussi : Bruno Martel nommé à la tête de l’Agence Bio au moment où on parle à nouveau de sa suppression

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