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300 000 € investis dans un séchoir en grange thermovoltaïque

En Vendée, le séchoir thermovoltaïque du Gaec La Niro permet de sécher du foin, avec un rendement supérieur aux séchoirs classiques, et aussi de produire de l’électricité.

2020 a été une année décisive pour le Gaec La Niro avec l’arrivée d’un troisième associé Olivier, la récupération de 23 ha de terres pour passer à 80 ha et l’installation d’un séchoir en grange thermosolaire. Avec ce séchoir, l'objectif de ces éleveurs bio est de récolter l'herbe au stade optimal pour faire le maximum de lait avec les fourrages disponibles sur l'exploitation pour leurs 50 vaches.

A lire aussi : "En bio, nous faisons le pari de vivre à trois avec 80 ha, 50 vaches et 3 ha de légumes"

Le séchoir a été fourni par la société Base Innovation, qui a mis au point la technologie de panneaux thermovoltaïques Cogen’Air. La face avant du panneau produit de l’électricité. Et sur la face arrière, grâce à un échangeur thermique apposé au dos du panneau, la chaleur est transmise au flux d’air circulant sous les panneaux. Celui-ci est ensuite distribué, via des ventilateurs, pour sécher le foin qui est déposé en vrac sur les grilles. L'air chaud traverse le foin entreposé et le sèche. «Et grâce à des turbulateurs qui font s’attarder l’air au dos des panneaux photovoltaïques, le système produit 30% de chaleur en plus qu’un séchoir classique avec toiture en bac acier», apprécient les éleveurs.

9 kW autoconsommés et 36 kW vendus

L’électricité nécessaire aux ventilateurs et au fonctionnement du séchoir est fournie par les panneaux. Sur 45 kW de puissance installée, 9 kW sont auto-consommés pour le séchoir et 36 kW destinés à être vendus. La récupération d’air chaud sous les panneaux évite par ailleurs la surchauffe des cellules photovoltaïques, ce qui augmente leur capacité de production d’électricité. Cette technologie thermo-voltaïque est optimisée pour le séchage du foin à la période où l'ensoleillement est le plus important.

Avant d’investir, les trois associés ont rencontré plusieurs éleveurs équipés de séchoirs et ont suivi une formation par Segrafo, association spécialisée dans le séchage en grange des fourrages.

Les panneaux photovoltaïques devraient s'autofinancer

L’objectif étant de nourrir le troupeau uniquement au foin, la capacité de stockage est de 200 tonnes de matière sèche. Le séchoir, conçu pour durer 30 à 40 ans, a nécessité un investissement de 300 000 €, dont 220 000 € pour le bâtiment et le matériel et 80 000 € pour les panneaux photovoltaïques, auxquels se sont ajoutés 15 000 € pour une auto-chargeuse d’occasion. La vente d'électricité devrait permettre que les panneaux photovoltaïques s'autofinancent. L’investissement a bénéficié de subventions dans le cadre d’un PCAE englobant la nouvelle salle de traite et le séchoir. «Sur 400 000 € d’investissement au total, nous avons perçu 43 000 € d’aides», précisent les éleveurs.

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