Aller au contenu principal

Bien-être en élevage : les dindes wallonnes ont leurs normes

Fin mars, le Gouvernement wallon a adopté un arrêté sur les conditions minimales à remplir pour élever des dindes dans cette région belge ne comptant aucun élevage professionnel.

En wallonie, le parcours ne sera pas obligatoire pour élever des dindes en mode extensif
© P. Le Douarin

En Belgique, le production professionnelle organisée de dindes n’est présente que dans la région flamande, notamment avec la filière Voly Star.

Il n’empêche que la région wallonne s’est penchée sur ses conditions d’élevage, après avoir été soumise à la forte pression de Gaïa, la principale ONG welfariste belge. Selon un procédé bien connu, Gaïa avait suscité l’émotion avec des vidéos mettant en avant des conditions d’élevage « non optimales ».

Comme il n’existe pas de réglementation européenne ou nationale, l’arrêté résulte des travaux d’un groupe de travail qui s’est inspiré de cahiers des charges privés appliqués dans divers pays (Beter leven aux Pays Bas, Label rouge en France, Global animal partnership aux USA, Canada, Suède).

Taillé pour la dinde différenciée

Adopté le 31 mars, l’arrêté Bien être des dindes est très restrictif pour l'élevage conventionnel (voir détail des conditions plus loin), mais aucun éleveur wallon ne sera concerné, en l'absence d'élevages de ce type. C’est sans doute la raison pour laquelle la profession qui participait au groupe de travail a trouvé un compromis « acceptable » avec Gaïa.

En empêchant le développement d’élevages conventionnels, cet arrêté peut être l’opportunité de développer en Wallonie une production différenciée à petite échelle pour un marché qui reste à définir.

La Wallonie défend et soutient les productions agricoles de qualité « différenciée » par rapport au systèmes conventionnels, axées sur le bien-être animal, la qualité gustative, l’impact environnemental …

Les principaux éléments techniques sont les suivants :

  • Eleveurs : Formation obligatoire, surveillance des animaux au moins 2 fois par jour
  •  
  • Dindes : Densité de 30 kg/m2 en femelle et 36 kg/ m2 en mâle avec 8 animaux par m2 au maximum, abattage à au moins 120 jours pour les mâles (GMQ max de 120 g) et 100 jours pour les femelles (GMQ de 100 g).
  •  
  • Bien -être animal :
    • Pas d’épointage (l’ablation du tiers du bec est encore possible pendant un an, à condition d’être réalisée à 1 jour par un vétérinaire et par infrarouge)
    • Enrichissements du milieu, soit suspendus (ficelle, filet, bloc, branche) soit posés (bloc, ballot, bain de poussière, panneau) à raison d’un de chaque type  pour 200 volailles
    •  Infirmerie (4 par mètre carré)
    • Perchoirs (5-6 cm de large), accessibles simultanément ; plateformes avec 30 cm par oiseau dès 6 semaines entre 0,2 et 1,5 m du sol
    •  
  • Bâtiment : Compartiment d’élevage d’au maximum 1500 m2 avec un jardin d’hiver (30 % de la surface au minimum) ; ventilation de 4  m3 /h/kg vif, mécanique si température extérieure à plus de 22 °C, brumisation au-delà de 30° C, maxi de NH3 à 20 ppm, maxi de CO2 à 3000 ppm, 20 lux de lumière et 8 h de nuit continue dès 8 jours
  •  
  • Jardin d’hiver et parcours : Jardin obligatoire, accessible dès 2 semaines avec l’eau à disposition, parcours non obligatoire de 6 m2 /dinde, accessible de l’aube à l’aurore et aménagé.

 

 

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment de poulet de chair en Bretagne</em>
« Il faudrait construire 2 200 poulaillers d’ici 2035 pour accompagner la croissance de la consommation de viande de volailles »

Pour répondre à la croissance de la consommation et gagner en souveraineté alimentaire, la filières volaille de chair…

<em class="placeholder">Julien Raoult reprend l’élevage de poules pondeuses de son père Michel et les anciennes terres de sa grand-mère Marie-Madeleine. </em>
« J’ai rénové le bâtiment de poules pondeuses en volière à la suite de mon père »

Julien Raoult a repris l'outil familial en poules pondeuses qu’il a totalement rénové en volière et jardin d’hiver au Vieux…

« J’ai remonté la pente de mes résultats techniques en poulet de chair»

Installée depuis huit ans en poulets de chair, Suzanne Plantec a redressé la barre et repris confiance grâce à une remise à…

Sur 27 cabanes sans électricité, trois cabanes connectées sont testées.
« Je gagne une heure avec la cabane landaise connectée pour élever mes poulets Label rouge»

Dans les Landes, trois cabanes connectées sont testées chez Mathieu Labarthe pour diminuer l’astreinte en volailles Label…

<em class="placeholder">Stéphane Barré avec VIncent Hillaireau et Thibaud Nicolas de Sanders Bretagne. </em>
« Avec mon matériel, je gagne du temps dans mon élevage de poulets et j’améliore mon confort de travail »

Aidé de son père ancien menuisier, l’éleveur Stéphane Barré utilise un ensemble de matériel astucieux pour élever ses…

<em class="placeholder">Une bonne organisation avec l’éleveur facilite le lavage et évite les temps morts.</em>
Anticiper le chantier de lavage de son poulailler

Prestataire de lavage, Olivier Winter, patron de la société Nethram, souligne l’importance de l'organisation pour gagner du…

Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)