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Astuce de viticulteur : « J’ai bricolé un épandeur à compost pour moins de 1 000 euros »

Christian Creton, viticulteur à Cascastel-des-Corbières, dans l’Aude, s’est confectionné pour moins de 1 000 euros un épandeur à compost. Il a recyclé pour cela une benne à vendange et une désileuse.

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© C. Creton
 

1 Pour fabriquer son épandeur à compost, Christian Creton, viticulteur dans l’Aude à Cascastel-des-Corbières, est parti d’une ancienne benne à vendange à vis Simonneau, qu’il a achetée 200 euros. Il a démonté l’essieu, le châssis et le fond de la benne pour ne garder que la caisse. Puisqu’il n’y a pas de porte sur ces modèles, le viticulteur a également découpé la façade arrière. Puis il a acquis d’occasion une désileuse Kuhn Polycrok 1750 pour 500 euros. « C’est un modèle courant et standard, ce qui est pratique pour les pièces, commente le viticulteur. De plus on en trouve beaucoup à la vente. » De cette désileuse, il n’a gardé que le démêleur et son moteur hydraulique, ainsi que le système de distribution.

2 Afin d’assembler ces deux entités, Christian Creton a retourné la caisse. Le système de désilage étant légèrement plus large que la benne, le viticulteur à ouvert cette dernière en deux, à la disqueuse. Puis il a soudé à l’arrière de la benne, de part et d’autre, deux cornières, sur lesquelles est boulonné le système de désilage. « Ainsi je peux le démonter si jamais il faut le réparer ou le changer », explique le viticulteur. À l’avant, il a rabouté la caisse en soudant une bande de métal de la largeur manquante, en posant au passage une grille pour avoir une vue sur le niveau de compost depuis la cabine.

 

 
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© C. Creton
 
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© C. Creton

3 Une fois ces étapes terminées, le viticulteur a remis la caisse à l’endroit et s’est occupé du fond. Il a soudé dans la longueur deux cornières solides, qui servent de rail où glissent les chaînes du système de distribution. Quelques traverses métalliques soudées dans la largeur complètent le cadre du fond (voir photo).

 

 
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© C. Creton

Christian Creton a récupéré au passage le tendeur du tapis de la désileuse, qu’il a repositionné à l’avant du fond de la benne, sous les cornières. Sur ce cadre sont soudées des plaques de tôle.

 

 
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© C. Creton

4 Pour le système de distribution, Christian Creton a acheté deux nouvelles chaînes, correspondant à la longueur de la benne. Ces dernières prennent place sur le pignon de la désileuse, comme sur son montage d’origine. Quelques cornières soudées d’une chaîne à l’autre dans la largeur complètent le système de distribution.

 

 
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© C. Creton

5 Pour finir, le viticulteur a remonté le châssis et l’essieu d’origine de la benne, et redonné un coup de peinture à la benne. Le débit d’huile doit être géré via le tracteur. Christian Creton arrive à travailler entre 1 et 10 tonnes par hectare. « En revanche, cet engin fonctionne bien pour le compost mais n’irait pas pour du fumier, prévient-il. Le rouleau démêleur n’est pas adapté aux matières trop fibreuses. »

 

 
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© C. Creton

Coût moins de 1 000 euros

Temps une petite semaine

Difficulté difficile

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