Volaille : pourquoi la reprise est timide

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Les couvoirs, qui fournissent en poussins d’un jour les élevages de volailles de chair en France métropolitaine et en Europe, n’ont pas repris leur volume d’activité d’avant la crise de la grippe aviaire. Le manque de bâtiments d’élevage en France explique en partie cette timide reprise. Il est la principale explication donnée par le comité interprofessionnel du canard à rôtir (le Cicar). Dans le cas de la dinde, il a causé un repli important des mises en place de dindonneaux en décembre 2007 et janvier 2008 (-13,4 % par rapport à janvier 2007). Les places d’élevage étant désormais libérées, le Cidef attend un regain d’activité qui devrait se traduire par une production accrue de viande de dinde en juin. Un indice : la hausse des mises en incubation des œufs de dinde en janvier. La hausse des coûts de production est une deuxième explication. Les industriels voient leurs marges se comprimer sous la pression de la viande de porc. Les marges du premier trimestre s’annoncent peu encourageantes. Les importations sont aussi en cause. La viande importée des pays tiers a représenté 22 % de la consommation française l’an passé. Ce fait concerne surtout la viande de poulet. Dans le cas de la dinde, les importations européennes nuisent aux expéditions au sein de l’UE. L’an dernier, la France a vu son tonnage exporté de viandes de dinde désossées diminuer de 17,6 % par rapport à 2006.

De moins en moins présents sur le marché de la viande congelée, les industriels de la dinde deviennent tributaires du marché du frais. Ils sont soumis à trois types de fluctuations : celle de la consommation, celle des places en bâtiments et celle des matières premières.

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Un élément stabilisateur doit intervenir en 2008. « La croissance des importations pourrait se ralentir », dit prudemment le bulletin Interdinde. En effet, le Brésil et la Thaïlande (pour les viandes cuites) ont rempli leurs contingents annuels à faibles droits d’entrée. De plus, les mêmes contingents s’étaleront cette année sur 12 mois au lieu de 9, puisque ces quotas étaient entrés en application le 1 er avril 2007.

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